CHAPITRE" IV
Diagnostic.
Et d’abord est-il possible de prévoir l’accident qui nous occupe. Autrement dit, peut-on diagnostiquer la formation dans les cavités cardiaques d’un caillot susceptible de se mobilisèr plus tard, alors que ce caillot est assez volumineux pour oblitérer une artère. du calibre de l’aorte abdominale ? Souvent en effet, ce caillot par sa situation, par sa grosseur, révèle sa présence par des signes stéthoscopiques. Dans l’Obs. Il, par exemple, il se prolongeait dans l’orifice aortique, et gènant par suite le jeu des valvules sigmoïdes, se traduisait par un souffle systolique à ce niveau. Dans l’Obs. XIV, de même est relaté un souffle systolique au même orifice, souffle certainement dù à la présence du caillot migrateur, puisqu'il disparut dès que ce caillot quitta le ventricule gauche. Mais d'ordinaire, l’auscultation ne peut rien apprendre de bien spécial et les différents bruits anormaux qu’on entend au cœur peuvent être rapportés à des lésions valvulaires