‹ Étude sur les épendymites cérébralesChapitre 10 sur 45 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

ÉPENDYMITES TUBERCULEUSES

S 4. — Historique.

Nous avons vu dans l'historique des épendymites aiguës qu'un grand nombre des hydrocéphalies aiguës citées par les vieux auteurs concernaient des cas des tuberculose.

On sait quelle est la fréquence de l'hydrocéphalie au cours de la méningite tuberculeuse. Pendant longtemps cette hydrocéphalie a été considérée comme le fait principal : la méningite n'existait pas encore, la maladie était considérée comme une hydrocéphalie aiguë. «Le liquide épanché (Guinon, in Traité de Médecine CHarcor et BoucHarn, 1904, t. IX, p. 948) paraît bien être le résultat d’une inflammation exsudative propagée aux plexus choroïdes et à la membrane épendymaire des ventricules. Cette membrane est rouge, opaque, rugueuse, chagrinée, granuleuse ; elle peut être épaissie ou-au contraire ramollie. »

Oppenheim accorde à la tuberculose un rôle dans l’étiologie de la méningite séreuse ventriculaire et cite Münzer, Biedert, Riebold comme partageant cette opinion.

Les tubercules cérébraux donnent de l'hydrocéphalie surtout quand ils sont localisés à la loge cérébelleuse (d'Astros). Cet auteur croit avec Hénoch que la théorie mécanique par compression veineuse n'est pas seule admissible dans ces cas et qu'il faut « mettre également en ligne de compte, comme cause de l’accumulation séreuse, un état d'irritation provenant de la piemère qui recouvre les tubercules et se transmet par la toile choroïdienne à l’épendyme des ventricules ». D'assez nombreux travaux concernent la tuberculose choroïdo-ventriculaire: Andral,

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de Gintrac, Rilliet et Barthez, Jaccoud, Willshire, Cossy, Dufour (cités par Loeper).

Tsinimakis a surtout étudié les plexus choroïdes et n'a que très peu fréquemment rencontré de tuberculose typique : il s'agissait plutôt, histologiquement, de réactions inflammatoires sans caractères spécifiques. Les lésions ne sont même pas constantes. Sur les parois ventriculaires il a noté de l’encéphalite hémorragique dans la région des couches optiques, des noyaux lenticulaires et de la corne d’'Amnon.

Dreher a constaté chez les enfants du premier âge un épaississement inflammatoire de l’épendyme ventriculaire avec vascularile et périvascularite des vaisseaux sous-jacents.

C'est surtout Ophüls, puis Wallbaum qui ont étudié d'une façon systématique l'épendyme ventriculaire au cours de la méningite tuberculeuse, et c'est après leurs travaux, semblet:l, qu'on est arrivé à cette conception que les manifestations ventriculaires, au cours de cette maladie, étaient dues à une véritable inflammation des parois. Ni l'un, ni l’autre n’ont rencontré de tubercules typiques avec cellules géantes et zone centrale épithélioïde et caséifiée : peut-être, dit Wallbaum, parce qu'il s'agissait de tubercules trop jeunes, la maladie ayant rapidement amené la mort. Wallbaum donne cependant le nom de « tubercules » aux formations sous-épithéliales qu'il a rencontrées. Les : deux auteurs discutent le mode d'infection de la paroi épendymaire par voie sanguine, ou par voie lymphatique, le rôle des cellules migratrices et des cellules de glie dans la constitution des amas cellulaires circonscrits qu'ils décrivent.

Anglade décrit comme lésions d’épendymite tuberculeuse des proliférations névrogliques qui seraient amorcées par une irritation péri-vasculaire. Ce processus se rencontrant dans beaucoup de cas où la tuberculose n’est pas en jeu, on est en droit de se demander si elles sont bien sous la dépendance de la tuberculose. Wallbaum décrit aussi des proliférations analogues. Nous-mêmes avons constaté également, dans des cas de méningite tuberculeuse, des granulations jeunes avec prolifération épithéliale et production de houppes névrogliques. (es formations sont peut-

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