SYNDROME D'INFECTION VENTRICULAIRE AIGUE
AA suivant la participation de la méninge spinale et surtout suivant que la communication est facile et large, ou au contraire, diminuée ou empêchée par les réactions inflammatoires.
Evolution. Durée. — L'évolution est en général assez rapide. Cependant, il semble qu'un certain temps soit nécessaire pour permettre, par des réactions inflammatoires, d'isoler les ventricules, de les fermer, par rapport à la circalation générale du liquide céphalo-rachidien, de façon à cantonner l'infection dans leurs cavités.
La durée est variable (1 mois 1/2, Mocquin; cas personnel, | mois).
La mort survient souvent.
Cependantune amélioration peut être obtenue et l’hydrocéphalie persister, qui tend à devenir chronique. C'est par exemple ce qui eut lieu pour le petit malade de d'Espine. Les phénomènes diminuèrent d'intensité et l'état demeurait stationnaire depuis plusieurs mois, avec hydrocéphalie persistante, quand survint une broncho-pneumonie post-rubéolique qui entraîna la mort.
L'hydrocéphalie ou les phénomènes d’hypertension intracrânienne peuvent se montrer d’une façon plus ou moins précoce. On a parfois la notion d'une méningite qui guérit, l’'hydrocéphalie apparaissant ensuite. Nous étudierons ces cas dans un chapitre spécial de formes cliniques. |
En résumé, ce groupe symptomatique correspond à une èn/flammation aiquë des ventricules présentant beaucoup de symptômes communs avec les méningites, mais se distinguant par des manifestations d'hypertension précoces et intenses dont l'expression : varie suivant qu'on a affaire à des enfants ou à des adultes.
Cette forme parait être beaucoup plus fréquente chez l'enfant que chez l’adulte.
Cette vulnérabilité particulière de l'épendyme de l'enfant est de nature à fortifier l'opinion qu'un grand nombre d’hydrocéphalies à évolution chronique ont une cause inflammatoire épendymaire à leur base, que cette inflammation se soit produite pendänt la vie intra-utérine ou après la naissance. C’est, du reste, ce qu’ont exprimé clairement plusieurs auteurs : Haushalter et Thiry, Gabail.