AVEC CERTAINES AFFECTIONS DES CENTRES NERVEUX
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sie de plusieurs malades atteints de syndrome de Korsakow où chez des alcooliques délirants. Ils constatèrent d’autres foyers plus rares dans certaines régions du névraxe. Ces faits rentrent donc dans le même ordre d'idéés.
Lésions épendymaires, péri-épendymaires et sclérose en plaques. — La localisation fréquente dans la sclérose multiple des plaques autour des ventricules cérébraux a été notée par d'assez nombreux auteurs (Borst, Westphal, Touche). Gette notion est enregistrée dans les traités. classiques (Cornil et Ranvier, Traité d'histologie pathologique, 1907, p. 255). Schüle, Jolly, Greiff (cités par Nageotte et Riche, in Cornil et Ranvier}) ont signalé la distension des ventricules au cours de la sclérose en plaques, l'hydrocéphalie interne s’accompagnant d'épendymite granuleuse. Si l’on rapproche toutes ces données de la conception de la sclérose multiple considérée comme maladie infectieuse, conception admise presque universellement depuis les travaux de Pierre Marie, la question se pose tout naturellement de savoir si les plaques péri-ventriculaires ne peuvent provenir d'une infection ventriculaire. Borst estime que la localisation des plaques autour des ventricules est due à la richesse vasculaire de cette région, qu'il n'y a pas en somme systématisation périépendymaire, la distribution des lésions restant avant tout périvasculaire.
Dans un cas de sclérose en plaques, que nous avons pu étudier dans le service de M. le Professeur Pierre Marie, il existait des lésions péri-épendymaires dont la systémaltisation était manifeste à la simple inspection macroscopique. Les cornes occipitales des ventricules, des deux côtés, étaient entourées de tissu de sclérose -qui leur formait pour ainsi dire une coifle dans laquelle elles s’enfonçaient. Il existait du reste des plaques de sclérose dans le reste du cerveau et dans la moelle. Le tissu de sclérose absolument continu dans toute cette région périventriculaire s'étendait à une profondeur assez considérable, atteignant 2 centimètres en certains points. Sur le revêtement épithélial, au niveau de ces plaques de sclérose, existaient en plusieurs points des lésions manifestes d'épendymite granuleuse. Dans la région sous-épen-
168 RAPPORTS DES ÉPENDYMITES a dymaire les vaisseaux présentaient de nombreux lymphocytes dans les gaines. La structure fine étudiée avec la méthode de Lhermitte, montrait des fibrilles névrogliques tassées sur une épaisseur considérable et s’orientant parallèlement au revêtement du ventricule, les noyaux étaient très peu abondants au milieu de ces fibres. Cette sclérose névroglique, très dense, différait sensiblement de la sclérose des plaques éloignées, situées dans la substance blanche cérébrale : les fibres, dans ces dernières, se montrant plus rares, plus tortueuses, formant un stroma assez lâche et très irrégulièrement enchevêtré.
En des points du revêtement épendymaire à distance des plaques périventriculaires occipitales, on pouvait noter de la multiplication des cellules épithéliales et un certain degré de réactions cellulaires difluses sous-épithéliales, lésions légères du reste.
La présence de granulations épendymaires, la présence de la gainite péri-vasculaire sous-épendymaire, lésion que nous avons rencontrée de la façon la plus constante dans tous les cas d’épendymite que nous avons étudiés (alors que l'infection était manifestement d'origine ventriculaire, pour certains d'entre eux au moins), la systématisation de la sclérose autour des parois ventriculaires, sclérose différant de plus par son aspect des scléroses éloignées périvasculaires montrent qu'il existait dans ce cas un processus péri-épendymaire qui a conditionné les lésions.
Lhermitte et Guccione qui ont étudié récemment un cas analogue,refusent aux lésions péri-ventriculaires de la corne occipitale toute relation avec un processus d'épendymite, ils admettent cette relation en ce qui concerne la sclérose localisée autour de l'aqueduc de Sylvins qui existait dans leur cas et s'accompagnait de végétations et de culs-de-sac glanduliformes de l'épithélium.