‹ Étude sur les épendymites cérébralesChapitre 33 sur 45 · QUATRIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE

En réunissant les expériences relatées par les auteurs et celles que nous avons faites nous-même, on peut classer les tentatives expérimentales sous plusieurs chefs concernant un certain nombre de questions. Les unes sont relatives aux phénomènes ventriculaires pathologiques en eux-mêmes. Les autres concernent les rapports normaux ou pathologiques catre les ventricules d'une | part et d'autre part la substance nerveuse cérébrale et médullaire, | la circulation générale du liquide céphalo-rachidien, les mailles sous-arachnoïdiennes. Tous ces documents sont d'une grande | importance pour éclairer les phénomènes infectieux qui peuvent se manifester dans les ventricules cérébraux et les relations qui peuvent relier ces inflammations épendymaires aux infections générales, encéphaliques et méningées.

$ 1. — Expériences portant sur les ventricules eux-mêmes.

On a cherché à reproduire expérimentalement par exemple /a distension ventriculaire, en se demandant quels symptômes pouvaient être rattachés aux phénomènes de compression. + Bruandet, en se servant de paraffine, a distendu les veutricules latéraux sans produire d’accidents. .

Armand Delille a repris ces expériences en se servant de vaseline qui reste liquide tout en n'étant pas résorbable. Dans la ca- | vité ventriculaire d'un chien pesant six kilos, il a injecté 15 grammes de vaseline, sans provoquer d'accidents qu'un peu de contracture spasmodique des membres. L'animal étant sacrifié, 1l

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s’est assuré que la substance distendait fortement les ventricules latéraux, le 3° et le 4° ventricule, ainsi que l’aqueduc de Sylvius.

Le plancher du 4° ventricule était refoulé et le bulbe aplati transversalement. Le canal épendymaire n’avait pas été distendu. « Il nous semble donc définitivement établi; dit-il, que, sauf peut-être dans des cas exceptionnels, l’hydropisie du ventricule ne joue aucun rôle dans le mécanisme de la mort. Elle peut, au contraire, : être dans certains cas une des causes de l’état de contracture. »

Sicard reproduit l'hypertension ventriculaire en poussant du sérum dans les mailles sous-arachnoïdiennes lombaires. Le cerveau fait hernie et du liquide vient sourdre à la surface de la piemère. La mort survient, chez ie chien, quand on atteint une pression de 250.à 350 centimètres d’eau. Il n’y a que très rarementdes phénomènes convulsifs. La respiration et le pouls présentent des « modifications notables. Le pouls devient lent, intermittent. La respiration rare, avec inspirations très profondes. Si on suspend l'injection avant la dose de compression mortelle, les chiens restent somnolents un certain temps, parétiques du train postérieur"; quelques heures après, le lendemain ou le surlendemain, ils reprennent vite leur état normal.

Rappelons que Vulpian et Cossy ont démontré l'inexcitabilité directe des parois ventriculaires.

Burr et Mac Carthy ont injecté dans des ventricules de chats des substances irritantes, acide chlorhydrique dilué à 5 p. 100 et . urine stérilisée ; ils ont obtenu des lésions de proliférations épendymaires et d'infiltration cellulaire sous-épithéliales.

Cruchet et Verger ont injecté dans le ventricule latéral à des lapins un demi-centimètre cube d’une dilution aux deux tiers de tuberculine servant à l'épreuve des bovidés. Dans ces conditions ils ont constaté la formation d’un exsudat légèrement teinté de sang renfermant surtout des globules rouges, des polynucléaires et des lymphocytes dans la proportion de 20 globules rouges, 4 polynucléaires et 4 lymphocytes. L'exsudat apparaît très vite : on le constate au bout de 12 heures, il paraît diminuer après 24 heures et disparaitre au bout de 3 jours. Il: se produit parallèlement une forte réaction thermique.

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