‹ Étude sur les épendymites cérébralesChapitre 34 sur 45 · EXPÉRIENCES PORTANT SUR LES VENTRICULES · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCES PORTANT SUR LES VENTRICULES

Nous avons pratiqué des injections microbiennes dans la cavilé ventriculaire de chiens en cherchant : 1° à reconnnaitre quels Symptômes cette infection portée directement dans les cavités cérébrales pouvait produire :

2° À obtenir des lésions expérimentales :

3° A voir l'étendue de ces lésions et si l’ sites les méninges étaient infectés par ce mécanisme ;

Chez trois chiens nous avons noue de cette façon en employant le staphylocoque doré et le pyocyanique.

Comme symplomatologie nous avons noté un état d'abattement et de torpeur qui n’ont du reste, rien de très caractéristique. La température s'élève dans certains cas, mais elle peut rester assez basse (chien n° 2), tandis que le pouls est extrêmement accéléré et devient rapidement incomptable. Nous pensons que dans ces cas cette accélération du pouls provient d’une atteinte directe des centres bulbaires par infection rapide du plancher du 4‘ ventricule. Le chien n° 2 présentait quelques phénomènes convulsifs. | - Tous ces symptômes n’ont qu'une valeur relative, car, comme nous avons pu le constater, l'infection atteint rapidement la méninge crànienne basale et la méninge cervicale supérieure dont les lésions peuvent entrer en ligne de compte pour la production des symptômes.

Les lésions s'étendent dans tous les cas à la méninge cérébrale de la base et à la méninge cervicale supérieure. Ceci se comprend aisément puisqu'on expérimente sur des animaux sains . chez lesquels les orifices de communication entre les ventricules et les mailles sous-arachnoïdiennes sont largement ouverts. Nous avons vu, dans les chapitres précédents, que la localisation exclusive des phénomènes inflammatoires dans les cavités cérébrales (Ependymite, maladie autonome) dépend en grande partie de processus durant un certain temps, capables d'obturer par ® réactions inflammatoires les orifices normaux de communication entre les ventricules et les mailles arachnoïdiennes méningées.

Si l'infection descend rapidement dans les mailles arachnoïdiennes, elle se propage encore plus vite dans les cavités épendymaires : Ventricule du côté opposé à l'injection, troisième et

quatrième ventricules, épendyme médullaire. Dans un de nos cas s'était produite une abcédation élendue de toute la substance grise péri-épendymaire dans la moelle cervicale. L’'infiltration leucocytaire se prolongeait sous forme de coin dans les cordons postérieurs jusqu’à la pie-mère.

La méninge corticale cérébrale de la convexité est au contraire

constamment indemne. Ce parallélisme entre les infections des . ventricules et celles de la méninge cérébrale basale et rachidienne .

cervicale ressort déjà des cas humains anatomo-pathologiques.

Quant à la nature des lésions, nous avons pu obtenir par ce,

procédé des altérations aiguës de la surface épendymaire. Lésions de l'épithélium : desquamation. Granulations jeunes expérimentales, prolférations.

Infiltration sous-épendymaire par une grande quantité de cellules à noyaux ronds et clairs.

Ramollissements hémorragiques superficiels avec présence de

corps granuleux (lésion que nous n’avions jamais observée dans

les cas humains).

Le fait le plus intéressant est la production de foyers d’encéphalite péri-épendymaire. Ces foyers sont considérables, surtout dans un cas, siégeant au voisinage de la corne occipitale (cas. XX VI). La zone centrale présente des amas leucocytaires considérables, avec polynucléaires et présence de sang. La zone périphérique comporte des mononucléaires et quelques hémorragies. Dans un second cas, le foyer d’encéphalite était moins eonsidérable. ;

On sait la difficulté qu’il y a à reproduire des encéphalites par voie expérimentale d'injection de culture microbienne dans la substance cérébrale.

Nos cas montrent que l'infection ventriculaire se complique fréquemment d’encéphalite de voisinage, ce qui indique que les parois épendymaires sont une barrière très insuffisante contre l'infection et contre la pénétration des germes dans la masse cérébrale ; elles constituent comme un point faible au niveau duquel l'infection peut se propager dans le tissu cérébral.

Ces notions Sont un argument important pour mettre en évi-

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