EXPÉRIENCES PORTANT SUR LES VENTRICULES
dence les rapports qui unissent les épendymites avec certaines affections à localisation péri-épendymaire comme l’encéphalile . de Wernicke (C£. p. 165). :
Expériences concernant le rôle des plexus choroïdes dans l'exsudation ventriculaire. — Pettit et Girard ont provoqué par la muscarine et par l'éther des modifications dans les cellules épithéliales des plexus choroïdes : la hauteur s'accroît. La diffé- | renciation en deux zones s'exagère. La zone distale prend un dé- -veloppement exagéré et la production de globes hyalins est plus active qu’à l'état normal : en un mot les éléments hypersécrètent.
Avec la pilocarpine Sicard ne produit pas d'hypersécrétion.
Ces indications font penser que, dans les inflammations, les plexus choroïdes peuvent jouer un rôle dans l’hyperproduction de sérosité à l'intérieur des ventricules. Ces faits sont particulière. ment intéressants en ce qui concerne certaines formes de « méningites séreuses ventriculaires », de choroïdite ventriculaire. Les documents anatomo-pathologiques capables de confirmer ces vues manquent du reste à peu près complètement. Il n'est pas démontré que l’épithélium de revêtement de la cavité ventriculaire, l’épendyme proprement dit, n’a pas de fonctions sécrétoires et, dans les inflammations légères ou les altérations toxiques, il prend peut-être une part dans la production exagérée de sérosité.
Injections ventriculaires de corps étrangers. — Ces expérien- ‘ces complètent les injections microbiennes intra-ventriculaires ; elles permettent de se rendre compte du rôle des cellules diverses dans la phagocytose et dans la défense contre les éléments étrangers. L'infection causant des désordres généralement d’une trop grande brutalité pour qu'on puisse se rendre un compte exact des phénomènes: .
Un chien est sacrifié treize jours après une injection de carmin dans le ventricule (XXXI). On s’assure que l'aiguille a bien pénétré dans la cavité et on reconnait son orifice d'entrée. Il y a très peu de carmin dans la cavité. Cependant, surtout au niveau du 3° et du 4° ventricule, la surface apparaît rouge, ainsi que l'épendyme médullaire. Sur les coupes microscopiques ie Les
Merle à
tate qu'à la surface des ventricules des particules peuvent être libres, ou plus souvent incluses dans le protoplasma de cellules mononucléaires. Les grains de carmin sont beaucoup plus nombreux sous l'épithélium, dans la zone névroglique sous-jacente. Il existe quelques grains libres dans les mailles. Plus fréquemment les grains sont compris dans le protoplasma de cellules mononucléées. Les gaines sont particulièrement riches en grains de. carmin : ils forment à ce niveau une véritable « gainite carminique ». Ils sont encore, en ces endroits, inclus presque tous dans des cellules. L'aspect ressemble beaucoup à la gainite cellulaire » inflammatoire. Il semble que les germes pathogènes et les corps étrangers suivent un peu le même chemin, les microbes provoquant des réactions cellulaires plus marquées.
Au niveau de l’épithélium lui-même on rencontre quelques grains libres entre les cellules. Ilen existe de très rares et de très petits dans le protoplasma mème des cellules.
La même chose se reproduit dans les coupes du 3° ventricule de l’aqueduc de Sylvius, du 4° ventricule. Les plexus choroïdes » sont absolument bourrés de carmin et en contiennent des quan-« tités relativement beaucoup plus considérables que la zone sousépendymaire. |
Le carmin semble donc très Holsien traverser l épithélium, généralement grâce à l’action de cellules migratrices qui l’englobent dans leur protoplasma ; cependant il peut le traverser seul, l’épithélium est en tout cas impuissant à le retenir, et ce n’est qu’accidentellement qu'on l’y rencontre, soit entre les cellules, soit dans le protoplasma lui-même. Le carmin s’accumule au contraire dans la zone sous-épendymaire et particulièrement dans les gaines péri-vasculaires, presque toujours compris dans des cellules mononucléées. Peut-être le protoplasma des cellules névrogliques est-il aussi capable de retenir des particules.
S®. — Rapports entre les eavités épendymaires, les mailles sous-arachnoïdiennes et le tissu nerveux cérébral et médullaire au point de vue des infections.
L'étude de ces rapports peut s'appuyer sur un certain nombre d'expériences.