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PROS ER e aù microscopiquement se continue, sans interruptions, depuis la méninge, jusqu'à la paroi de l'abcès.) En d'autres
points de la corticalité; il existe encore quelques places d' épaississement con-
jonctif, de lésions méningées.
Lésions microscopiques. — Paroi de l'abcès : Elle est constituée par trois zones. La plus interne est formée de leucocytes en désintégration avec de nombreux polynucléaires et de la fibrine en réseaux. La zone moyenne ‘est égalementtrès riche en leucocytes de toutes natures: il existe en outre du tissu conjonctif, sous forme de fibrilles disséminées et de nombreux vaisseaux, souvent embryonnaires. La zone périphérique est constituée par le tissu nerveux enflammé avec infiltration cellulaire, gainite périvasculaire. Ces signes d’inflammation s’atténuent à mesure qu'on s'éloigné de la paroi de l'abcès, mais ils persistent, en une certaine mesure, jusqu'à la méninge,
Méningite cérébrale. — La méninge est très atteinte par l'inflammation : infiltration cellulaire diffuse avec présence de tissu conjonctif en assez grande quantité, « L’inflammation est done déjà ancienne. ». Les vaisseaux sont épaissis et atteints d'endartérite.
Entre l’abcès et le ventricule, à la partie supérieure de l’abcès, s’est isolé un recessus du ventricule, constituant un diverticule tapissé par de l'épi-
et de la corticalité, (
thélium ; cet épithélium est proliféré et altéré. Entre le diverticule et le
ventriculé*une portion symphysée présente les caractères d'une symphyse aiguë (comme dans le cas IV). Mailles névrogliques làches, peu de cellules : inclusions épithéliales, glanduliformes, cavités plus grandes à plusieurs rangées de cellules épithéliales, trainées de cellules épithéliales.
A quelque distance de l'embouchure dans le ventricule. — L'embouchure proprement dite comporte le ÊME aspect histologique que les parois mémes de l'abcès.
Végétations actives de l’épithélium formant de petits monticules. Les cel-
lules épithéliales sont souvent mélangées de cellules migratrices, de lym-
phocytes, de pol;ÿnucléaires.
Destructions épithéliales : En de nombreux points : l'épithélium est tombé ou très altéré, représenté par des cellules en désintégration.
On trouve fréquemment des streptocoques entre les cellules, parfois même à l’intérieur du protoplasma. Les microbes sont abondants dans les mailles névrogliques sous-jacentes.
Zone sous-épithéliale : Généralement névroglie raréfiée, légèrement œdémateuse, Contient des polynucléaires et des streptocoques, parfois quelques corps amyloïdes.- Les réactions cellulaires diffuses, les cellules migratrices, la multiplication des cellules névrogliques sont peu abondantes.
La gainite est assez marquée : Cellules mononucléaires. L’endothélium est également tuméfié et desquamé.
Dans Les points éloignés de l'abcès. — Destruction de l’épithélium : Le protoplasma pâlit et le noyau devient vésiculeux : La cellule est ainsi détruite
% par atteinte simultanée du protoplasma et du noyau. Ce dernier ne passe
pas par une phase pycnotique., ”
Gainile périveineuse très marquée.
Aqueduc de Sylvius : Les lésions de Pépithélium et de la zone sous-épendymaire sont de même nature que précédemment. Il existe plusieurs foyers d'hémorragies dans la substance grise périépendymaire, avec destruction des cellules ganglionnaires. En dehors des foyers hémorragiques, les cellules nerveuses sont du reste fréquemment altérées : protoplasma indécis, noyaux vésiculeux, éclatés ou détruits.
IL en est de même, quoique d'une façon moins marquée, en ce qui concerne le 4 ventriculaire et les noyaux gris sous-jacents.
Dans la moelle. — L’épendyme est peu atteint.
La méningite est très prononcée.
Recherches de la graisse dans les cellules épithéliales-et la zone sous-épendymaire. — Avec l'acide osmique et le Soudan IIT sur des coupes à congélation. Dans les épithéliums dégénérés on ne constate pour ainsi dire pas de granulations graisseuses ou bien il en existe de très petites et de très rares.
Il existe un assez grand nombre de granulations graisséuses, plus ou moins volumineuses, disséminées dans la couche névroglique sous-épithéliale. : : -
La méthode de Lhermitte et Guccione, appliquée à l'étude dés régions enflammées du 4° ventricule a montré une prolifération dé fines fibrilles tassées sous l’épithélium ou faisant saillie dans la cavité ; ces fibrilles ne paraissent pas modifiées ni altérées individuellement.
Cas XVIII. — Méningile luberculeuse.
Méningite cérébrale. — Infiltration cellulaire considérable. Amas épithélioides. Cellules géantes, nécrose. Tuméfaction des cellules conjonctives et altérations des parois vasculaires, Nappes de substance amorphe.
Corticalité légèrement intltrée de cellules, surtout lymphocytes.
Ependyme ventriculaire. — Epithélium : Desquamation : Végétations actives, en saillies, villeuses. |
Parfois multiplication des cellules épithéliales s’enfonçant dans le tissu sous-jacent.
Granulalions par amas des cellules épithéliales proliférées, mélangées de cellules migratrices, de fibrilles névrogliques formant houppe.
Zone sous-épendymaire : Distension œdémateuse de la trame névroglique.
Hémorragies fréquentes, généralement en plein tissu névroglique, entre . les fibrilles.
Gainite périvasculaire peu accentuée. Souvent tuméfaction hyaline de la paroi vasculaire.
Amas cellulaires circonscrits. — À quelque distance au- “dessous ds l'épithé-
lium. Cellules mononucléaires à noyaux volumineux, clairs, bilobés et bour- . geonnants. Généralement autour d'un capillaire. Le centre est en voie d’altérations nécrotiques : la névroglie est homogène et trouble, constituant un amas amorphe se colorant de façon assez intense au milieu des cellules. Le vaisseau a lui-même fréquemment disparu, par nécrose de ses parois, Il n'y a pas de cellules géantes mais on peut colorer des bacilles. Au pourtour de ces formations les hémorragies sont fréquentes.
IL existe aussi des bacilles en d'autres points du revêtement, au milieu des : cellules libres accolées à la surface des ventricules par exemple.
La réaction cellulaire diffuse est peu intense entre ces amas circonserits.
Cas XIX. — Méningite tuberculeuse.
Méningite cérébrale. — Infiltration cellulaire considérable, lymphocytes, cellules conjonctives altérées, hématies, grands macrophages à type de corps granuleux, Amas épithélioïdes avec cellules géantes et bacilles. Plages de nécrose.
Adhérences avec la corticalité atteinte d'infiltration cellulaire, de gainite périvasculaire. Lymphocytes, hématies ; Hémorragies également en pleine subslance. ,
Ependyme ventriculaire. — Amas de cellules libres accolées aux parois : cellules épithéliales altérées, mononucléaires, surtout en des points où l'épithélium est desquamé.
Epithélium desquamé. Plissé. Cellules allongées, en hauteur, avec noyaux sombres, allongés dans le même sens : aspect de palissade. Végélations villeuses acuminées (comme dans les cas aigus, fig. 3, p. 27).
Zone sous ependymaire : Raréfaction de la névroglie, à mailles distendues.
Réactions cellulaires diffuses : un peu plus de cellules que normalement, quelques lymphocytes. Corps amyloïdes en assez grand nombre.
Gainile périvasculaire à lymphocytes et mononucléaires, quelques-uns de type macrophage. Elle n’est pas très intense. Les parois vasculaires sont fréquemment altérées : tuméfaction, dégénérescence des endothéliums et cellules conjonctives : lymphocytes infiltrant la paroi.
Symphyse dans le cul-de-sac occipital, se prolongeant assez loin vers la corne du lobe occipital. Nombreux plis se constituent avant de former la symphyse : il y a ensuite accolement des plis voisins par leurs bords et libération de l’épithélium intermédiaire qui reste sous forme de petites bandes stratifiées, parallèle à la surface (fig. 10, p. 69). On n'a pas trouvé de bacilles de Koch en ces points.
Cas XX. — Méningite tuberculeuse.
Ependyme ventriculaire. — L'épendyme et la zone sous-épendymaire sont ramollis en plusieurs points.
La névroglie est granuleuse, amorphe, sa structure normale n'est plus reconnaissable, L'épithélium plissé et altéré, souvent cellules hautes à noyaux allongés et pycnotiques.
La région sous-épithéliale présente par endroits des amas cellulaires circonscrits : mononucléaires à noyaux bourgeonnants; certains condensés et pycnotiques. Il n’y a pas de cellules géantes en aucun point.
La gainite périvasculaire est peu intense, à lymphocytes. Les parois vasculaires sont parfois infiltrées de cellules rondes.
Cas XXI. — Méningite luberculeuse.
Épihéliun desquamé, parfois proliléré par petits monticules avec Une névrogliques et quelques cellules migratrices.
La zone sous-épithéliale comporte un peu d'œdème des mailles névrogliques. Gaines périvasculaires dilatées et ne renfermant que très peu de cellules, parfois quelques hématies.
Cas XXII. — Méningile luberculeuse.
Méningite corticale. — Grosse infiltration cellulaire. Tissu épithélioïde : cellules géantes, caséificalion. Bacilles, La corticalité est peu atteinte, pas de gainite.
Méningite rachidienne. — Mêmes caractères à peu près. L'épendyme ne parait pas altéré.
Ependyme ventriculaire, — Epithélium : plissé, desquamé, traversé par des
cellules migratrices venant de la profondeur.
Névroglie sous-épithéliale fréquemment mise à nue par la desquamation épithéliale. Réactions cellulaires diffuses : surtout cellules migratrices. Très peu de gainite.
Plancher du quatrième ventricule : Négétations de l'épithélium qui s'enfoncent dans le tissu sous-jacent. Quelques réactions cellulaires diffuses.
Plexus choroïdes : A l'insertion du plexus choroïde, il y a un amas inflammatoire avec nécrose centrale, sans cellules géantes, mais répondant à un tubercule constitué.
Cas XXIII. — Méningite tuberculeuse.
Méningile corticale, — Infiltration cellulaire, Amas épithélioïdes. Nécrose. Hémorragies.
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Ependyme ventriculaire. — L'épithélium est plissé d’une façon particulière ment accentuée.
Sur le revêtement, fréquemment petites élevures par multiplication des cellules épithéliales, mélangées de cellules migratrices, venant de la profondeur. En même temps, à ces endroits, la névroglie prolifère légèrement en formant de petites houppes : granulations jeunes.
Infiltration cellulaire diffuse sous-épendymaire diffuse modérée : assez grand nombre de cellules migratrices
Cas XXIV. — Méningite chronique. Placard verruqueux sur le plancher du quatrième ventricule (1).
Méningite cérébrale. — Méningite fibreuse par places avec épaississement conjonctif très considérable. Assez peu d'infiltration cellulaire. Lésions des vaisseaux : fibro-capillarite. On trouve des cellules chargées de pigments et même des calcosphérites dans la trame
Certaines portions de la méninge sont saines.
IL n'y a pas d’altérations marquées de la corticalité,
Méningite rachidienne. — Epaississement du tissu conjonctif. Infiltration cellulaire périvasculaire, surtout périveineuse : lymphocytes, mononucléaires, cellules plasmatiques. Les parois des capillaires sont épaissies et infiltrées de lymphocytes.
Ces altérations correspondent à une méningite chronique ancienne. Au cours de la vie on a trouvé des diplocoques dans le liquide céphalo-rachidien.
Il existe des amas inflammatoires avec nécrose centrale, cellules géantes, présence de bacilles de Koch, ce qui montre que sur la méningite chronique existant déjà probablement est venu se greffer un processus tuberculeux:
Ependyme ventriculaire. — Epithélium fréquemment desquamé, plissé, En certains endroits petits amas de cellules mononucléaires qui.ébauchent des granulations à la surface.
Zone sous-épendymaire. — Un fait remarquable que nous n'avons jamais rencontré aussi accentué est la sclérose de la névroglie sous-épithéliale formant une bande épaisse, à grosses fibres serrées sans, pour ainsi dire, de noyaux. Îl y a quelques corps amyloïdes disséminés.
Réactions cellulaires diffuses très peu marquées.
Gainile très accentuée, à mononucléaires et surtout à lymphocytes. Elle est parfois assez intense pour oblitérer et faire disparaitre complètement la lumière ; l'amas inflammatoire a alors l’aspect d'une gomme. Quand on s'écarte de la région sous-épendymaire, les vaisseaux redeviennent normaux.
(1) Nous remercions MM. Wipaz et GouGeroT qui nous ont obligeamment communiqué des renseignements et les pièces concernant ce malade, d’abord soigné à Bicêtre et mort ensuite à l'hôpital Cochin.
Merle 13
OR St
Certains vaisseaux, sans infiltration de la gaine ont des parois en état de sclérose fibreuse.
Ependyme bulbo-protubérantiel. — Placard vériqueux étendu à la surface du ventricule (fig. 8, p. 64).
A la coupe la surface est occupée par du tissu nécrosé.
À la limite de cette couche nécrosée et de la névroglie sous-jacente, il existe plusieurs cellules géantes avec bacilles. L'épithélium a disparu partout. Un peu plus profondément la névroglie est infiltrée par des cellules
mononucléaires et surtout par des lymphocytes à disposition souvent péri-
vasculaire.
Résumi. — Cas complexe, il y a méningite chronique et tuberculose probablement consécutive. En tous cas, le placard du quatrième ventricule est de structure tuberculeuse typique, folliculaire.
Cas XX V. — Méningo-épendymite syphilihique aiguë.
Sujet mort,7 mois après le chancre initial d'accidents apoplectiformes : La maladie a Huré cinq à six jours.
Méningite corticale. — Très peu accentués : Un peu de congestion.
Méningite rachidienne. — Au contraire très marquée ; énormes manchons périvasculaires et surtout périveineux constitués par des lymphocytes. Le tissu conjonctif est à peine épaissi : Rapidité du processus.
Myélite diffuse. — Avec altérations diffuses des fibres à myéline, Plaques de nécrose. sous la méninge, dépendant de lésions vasculaires et de lésions toxiniennes diffuses.
Ependyme ventriculaire. — Epithélium légèrement altéré en surface. Plissement. Quelques végétations en saillie dans la cavité et s’enfonçant en profondeur. Réactions cellulaires diffuses peu marquées : Quelques cellules à type migrateur.
Gainite très accentuée : C'est là le phénomène intéressant comparativement à l'état de la méninge corticale. L'intiltration est surtout constituée par des lymphocytes. Un péu d'épaississement de l’endoveine.
C'est à l’autopsie de ce cas que nous avons pu constater à l’ultro-microscope le tréponème dans le liquide ventriculaire.
Cas XXVI. — Staphylocoque intraventriculaire (Chien, n° 1).
Gros chien (30 kilogs).
2 juin.— Trépanation du côté ÉRuPRe à un centimètre de la ligne médiane. On ponctionne l'hémisphère jusqu’à ce qu'on obtienne, avec une seringue,
un peu de liquide céphalo- rachidien. On envoie une culture de staphylocoque doré, datant de 24 heures (environ 1 cent, cube). 4, — Animal très abattu.
5. — Va mieux. Mange un peu. N'a pas vomi. Pas de raideur des membres. L'animal parait souffrir et cherche à mordre. Il est couché, quand on le fait lever il ne tarde pas à retomber dans un état de torpeur. Il urine et
défèque. Les reflexes sont vifs et symétriques, plus vifs que normalement. 6. — Même état.