DE LA GLOIRE
Il Y ^ f& "^"' Cl /" '■//">'', «lit Montaifjne en commençant ce chapitre. Le nom a toujours ete trèslecliercbë; la chose sera toujouis mal définie. Ainsi un tlëau terrible, ce (|u il y a de ])iie au monde, la {juerre , est ce qui donne le plus de jjloire. A [|a(jner des batailles, un (jrand capitaine occupe la première place dans l'admiration des peuples. Il faut sans doute attribuer la cause tie ces entiainements de la loule à lëclal et au retentissement produits par de tcdles actions. Le {{('nie, le mérite ëlevë, les faits où la grandeur se mêle ii l'utilité, font moins de bruit et n'obtiennent pas une somme de gloire aussi forte (pie les succès gueri'iers. Qu'est-ce donc que la {jloire? LTn mot (|ui exprime une idcn- complexe et (jui prête il un nombre illimité de (h'-finitions.
C'est à Dieu seul (jue la (jloire a])partient. Cette pensée {grande et vraie est celle de Montaijjne. Après lui, llavnal, dans son Histoire i>/ii/oso/>/iiqiir, a dit de même : « La [jloire appartient îi Dieu dans le ciel.» Puis il ajoute : « Sur la terre, c'est le lot de la vertu utile, bienfaisante, éclatante, héroïque. " C'est la