DE LA PEUR
Olisliipui, .-;t(;terim(([ii(;' coriKi', et \o\ Jaiuilnis Iki'sIi'.
le lie suis pas l)Oii naturaliste (qu'ils disent), et ne sçais {[ueres par quels ressorls la peur ayit en nous ; mais (ant y a (jmc c'est liue estranf;(^ passion : et disent les médecins qu'il n'en est aulcune qui emporte plustost iioslre iiiyement hors de sa deue assiette. De vray, i'ay veu beaucoup de (jcnis devenus insensez de peur; et, au plus rassis, il est certain, pendant que son accez dure, qu'elle en^fendre de terril)les esblouissements. le laisse à part le vul[jaire, à qui elle représente tantost les bisayeuls sortis du tumbeau enveloppez en leur suaire, tantost des loups-yarous, des Intins er des chimères
Tantost elle nous donne des ailes aux talons; tantost elle nous cloue les pieds et les l'utrave, comme on lit de l'empereur Théophile, lequel, en une ballaille iju'il perdit contre les Agarenes, deveint si eslonné et si transi ([u'il ne pouvoit prendre party de s'enfuvr, adco j)(ivor ctùim anxH'ia furuwiat -, iusques à ce que IManuel, l'un des jirincipaulx chefs de son arme(% l'ayant tirasse et secoué, comme pour l'esxeiller d'un profond somme, luv dict : u Si \ous ne me suy\ez, le vous tuera v; car il vauil
' Je lesiai ,s[ii|iétié; mes cluNciix s:' drcssèicin ; ma vuik s airrta dans mon gosier. VinciLE, Enéide.
2 Tant la pour s'effraye du seroms mrme. OriME-CfnCh:.