L'auteur inconnu ne prétend pas être saint Ambroise
2. Les saints sont rattachés à la famille des Anicii, c'est-à-dire de l'empereur Carin de divine mémoire ; 3. Ils connaissent Chrysogone, vont à Aquilée pour le voir, et, lorsqu'ils sont arrêtés par les spiculatores, c'est à son tombeau qu'ils se rendent, sur l'ordre d'une vision.
Ce texte nous est parvenu dans cinq versions. La première '^ [B«] ajoute que les trois saints ont été élevés à Rome dans la quatorzième région, au temps oiiDioclétien gouvernait Rome, Maximien Tlllyrie, Carin la Gaule ; Carin était favorable aux chrétiens; lorsque les saints quittent Rome, c'est, disent-ils, qu'ils vont visiter leurs domaines suburbains ; ils arrivent à Aquilée trente-six jours après la mort de Chrysogone, et là ils réconfortent lésâmes vacillantes.
Les quatre autres * [B6 ; Bc ; B^ ; Be] ne se distinguent de
1 B. H. L., 1549 [P. L., 17, 705-706] : « Hodie bealissimoram Gaotii, et Cautiaai et Gantianillse natalis est.lQuam beoe et jucuude très martyres uno peoe uocabulo nuncupantur... ! «
2 « Refert autetn debeatis supradictis historia quod... eos secedere uoluisse » [§ 2. — P. L., 17, 705. B].
3 B. H. L., 1546 [31 mai, 428 ou 421]. Omnia quœ a sanctis gesta sunt vcl geruntur...
* B6 = B H L, 1543 [Codex Namurcensis 53. Analecta Boll,, i, 511, etc.]. Ce texte coïncide avec Ba sauf : 1. Le prologue Omnia quœ a sanctis est omis ; 2, au § 4, la première phrase est sautée ; le récit commence par les mots audientes,.. très ger7nani; 3. Le § 6 finit après Agnas gradatas ; 4. Le § 7 est sauté sauf le début jusqu'à ita illi sunt. — Bc = B. H. L., 1544. [Codex lii'uxellensis 207 -208 du xii^ siècle. — Cat. Brux. i, 153] : les six premiers §§ coïncident avec Bb ; au § 8, après scpeliint, on ajoute qui et ipse post aliquantulum*... — Bd = B. H. L., 1545 fMabillon : Liturgia gallicana, 467] : ce
« Quiet ipse post aliquantulum tempus cum susceptionis suae hoc ordine perrexit ad Dominum. Apparuerunt ei in visioue sancti martyres dicentes : Sceleratissimus Diocletianus, Agapen, Chioniem et Hirenem, quas in virginiiate perdurantes religione nutrivisti, faciet iutra paucos dies comprehendi. Quas usque torqueri faciet, donec Dominus coucedit habere solatium famulae sua; Anasiasiœ. Tu autem, quia bene complacuisti Domino, reciuiesces cum sauctis.Iglliir cum haic narraretsanclus Z(b1us, ecce Auastasia domum in quam nunquam fuerat ingressa ingrediens, conslanter ait : Ubi sunt sorores meîe quas mihi Dominus commendavit. Et videntes se invicem in Christo Isetatae sunt atque locum ubi erant corpora sanctorum martyram ostendente?, roga-
SAINT CANTIUS 215
la précédente que par des variantes de moindre importance.
Quelle est la date de chacune des deux familles A et B. Les versions pseudo-ambrosiennes, A, sont antérieures aux versions où apparaît Chrysogone, B : Agnes y Vitalis-Agricola, Gervais- Protais sont également des textes pseudo-ambrosiens, et ils datent sans doute du premier quart du v® siècle, — tandis que l'introduction de Chrysogone dans la légende témoigne d'une époque où les traditions locales tendent à s'associer et se fondre en un cycle.
Cette hypothèse générale soufïre une difficulté. Le passage relatif à la fuite a plus de relief dans les textes pseudo-ambrosiens que dans les autres ; pourtant ceux-ci paraissent plus récents que ceux-là, alors que c'est à la fin du v^ siècle que les polémiques touchant la fuite ont sans doute été le plus vives.
Je soupçonne que la version A a été retouchée. La retouche semble même très apparente et maladroite. Le texte pseudoambrosien primitif disait tout bonnement que les chrétiens s'étaient sauvés. Mais voici qu'on se moque : pourquoi, disent les Manichéens, vénérer des martyrs qui n'auraient pas mieux demandé que de ne l'être pas ? Les martyrs se sauvent : ce sont leurs gestes mêmes qui le disent. Un rédacteur catholique intervient donc ; il explique la chose ; c'est un accident providentiel, ... etc.. On constate, dans Dasiiis S une reprise tout à fait analogue : l'auteur interrompt le fil du récit, ici et là, afin d'attirer l'attention du lecteur, prévenir une mauvaise interprétation, exciter l'horreur dans son âme.
texte reproduit, comme Ba, le prologue omnia quce a sanctis ; mais il ignore Chrysogone. — Be = B. H. L , 1548 [Codex Monacensis, 22241. — Analecta, XVII, 109] , il ne mentionne pas Ambroise et rattache les Cantii à la regalis Anitiorwn progenies ; il est pourvu d'un prologue parallèle au prologue Omnia, mais sans doute postérieur : agones sanctorwn describere martyr um et eorum, pro Do'inino narrare supplicium, illius est adorandum laudare suffragium,.
Ces cinq versions se répartissent en trois groupes : Ba, Bd, [prologue Omnia] : — Bb, Bc [pas de prologue] ; — Be. Tant qu'elles ne seront pas plus accessibles, il serait imprudent de vouloir fixer leurs rapports.
1 Cf. infra, p. 255. — Noter aussi l'importance qu'a l'épisode delà fuite dans Alexandre de Bergame. Cf. aussi Ru /îne- Seconde.
verunt ut secum aliquantulum demoraretur. Illa vero unam apud eas exigens noctem, rursus ad urbem Aquilegiensem pergit, sollicita satis de bis quae in vinculiB habebanlur. Qoa eunte sanctus Zœlus perrexit ad ûeum. Martyrizati... imperante Diocletiano, régnante D. N. J. C. per infinita esecula saeculorum. Amen. »
L HAGIOGRAPHIE PANNONIENNE
Quant au fond du récit, A rappelle, indépendamment d'Agnès et de Gervais-Protuis, les gestes des martyrs pannoniens Quirinus, Pollion et Jules.
Voici les points de contact de Cantiiis A et de Quirinus: 1. Tous deux racontent la fuite d'un martyr dont ils ne veulent pas qu'elle paraisse être telle ; 2. Tous deux emploient l'expression leges romanœ [subuenite romanis legibus, dans Cantius A ; — cultorem te legihus romanis exhibeas, Quirinus ^ § 4]. Ces coïncidences sont trop significatives pour être l'effet du hasard. Nous verrons que Quirinus a été remanié aussi bien que Cantius et que le trait relatif à la fuite est certainement un des passages retouchés ; il est donc vraisemblable que les deux remaniements datent du môme temps, reilètent la môme situation, sont Tœuvre d'un même groupe de rédacteurs.
La finale de A rappelle la finale de Pollion :
Cantius A
« Quorum inemoriam passionis solleinuiter celebranius ut socii et heredes iaveniamur sanctorum martyrum. »
PolUon
« (Eorum passioneoi) hodie cum gaudio célébrantes deprecamur diuinam potentiam ut nos eorum meritis participes esse concedere dignetur. »
Pollion et Cantius A sont tous deux des textes retouchés : l'analogie des deux finales s'explique sans doute par là.
Voici, au contraire, un autre trait de la doxologie qui parait dater de la première rédaction de A : il ne se trouve que dans des textes non retouchés, tels que Jules :
Cantius A
« Passi suût in aqniligiensi ciuitate sub die octauo decimo Kalendarum iuliarum, imperautibus Diocletiano et MaximiaDo imperatoribus, ogente Sisinnio comité et JDidcitio prâsside, léguante D. N. J. C, oui est bonor et gloria, potestas et imperium in sîEcula saeculorum. Amen. »
Jules
« Martyrizatus est autem ueuerabilis Dei famulus Julius apud prouinciam Maesiam in ciuitate Dorostorense die VI Kalendarum iuniarum, agenie Maximo prceside,Tegna.nle D. N. J. G., cui gloria in saecula saeculorum.
Amen ».
Le pseudo-Ambroise qui rédigea A au début du v^ siècle connaissait sans doute Jules ; j'imagine que son texte suivit à Rome les gestes des Quatre Couronnés et qu'il y fut remanié,
CANTIUS B ET ANASTASIE 217
à l'époque gothique, environ le temps où Ton écrivait le texte B.
Quelle est la date de celui-ci? Deux traits le caractérisent,
— sans parler de la disparition de saint Ambroise : — il semble parent des versions lériniennes ; il fait une place à l'histoire de Ghrysogone et d'Anastasie ^
Les martyrs commettent le même mensonge qn Eugénie lorsqu'ils quittent Rome : tune prœdia sua in suburhano posita suh specie visitationis circuii^e decreverunt et apposita hac occasione de urbe Roma exierunt.
Comme dans Sébastien^ l'histoire se passe au temps de Dioctétien, Maximien et Carin ; et Carin est représenté, ici et là, comme séjournant en Gaule et protégeant les chrétiens ^. Comme Sébastien, Cantius réconforte les chrétiens hésitants.
Il y a lieu de croire que le rédacteur de B appartient au même groupe que les auteurs de Censurinus, Eugénie , Maris- Martha, Etienne,
On nous dit explicitement que les martyrs connaissent Chrysogone, qu'ils vont le voir à Aquilée et qu'ils tiennent à vénérer son tombeau. On ajoute ^ que les trois frères ont été élevés à Rome dans la quatorzième région ; or, la quatorzième région est constituée par les quartiers du Trastevere, et c'est là que s'élève l'église de saint Chrysogone, attestée en 499. Le rédacteur auquel on doit B connaissait et visait l'église rO" maine de Chrysogone et la légende de celui-ci. Relisons-là ^
Anastasie, fille du romain Prétextât, vir inluster, est instruite et dirigée par le chrétien Chrysogone, aussitôt que la mort de son mari Publius l'a rendue maîtresse d'ellemême et de ses biens ; quand éclate la persécution dioclé-
1 Dans la version A, deux traits seulement rappellent Anastasie : Dulcitias, Zoilus (Zenus).
2 Qu'on relise le passage de Sébastien, § 64 [P. I., 17. 1048, C. D.] : « Erat autem papa urbis Romae nomine Gaius..., imperantibus Garino, Diocletiano et Maximiano. Sed Diocletianus in urbe erat cum Maximiano : Cariuus autem erat cum omni exercitu in partibus Galliarum positus : et eius intuitu lenta persecutio Diocletiani circa christiaaos esse ceeperat quia Garinus habebat aliquos amicos quos huius tituli professio decorabat. » '< Garino bene agente erga Christianos {Cantius). » — Noter que, en 285, Garinus battait à Vérone, dans la région d' Aquilée, l'usurpateur M. Aurelius Julianus [Victor : Epit. 3S.
— Schiller, 1, 885].
3 Ba est sans doute plus ancien que les autres formes de B, lesquelles représentent la vulgate.
4 G. M. R., I, 121 et 137.
218 l'hagiographie pannonienne
tienne, Chrysogone refuse d'apostasier et est mis à mort à Aquilée ; conduite à Sirmium, puis exilée aux îles Palmaria, Anastasie est finalement exécutée après Iréné, Agapé, Chionia et Théodote : Theodote a refusé d'épouser Leucadius, Probus, puis Ulpianus.
Cantius B est apparenté à Chrysogone: 1. Môme topographie et même chronologie: Aquilée, Grado, Dioclétien ; 2. Chrysogone mentionne un comte Sisinnius, puis un prœses Dulcitius à propos d'Iréné et ses deux sœurs ; Cantius les met en scène simultanément; 3. Cantius et Chrysogone mettent Rome à Tarrière-plan du récit ; 4. Cantius et Chrysogone s'intéressent à la question de la fuite : on Ta dit pour Cantius ; j'ajoute que, ^(Aon Chrysogone, Théodote s'est enfuie de Nicée à cause de la persécution; 5, Cantius et Chrysogone présentent d'autres traits qui rappellent les polémiques catholico-manichéennes : selon Cantius^ le sang que répandent les martyrs est blanc comme du lait; on voit, dans Chrysogone^ qu'Anastasie a abandonné la vie commune avec son mari; 6. Cantius et Chrysogone s'intéressent aux choses de Pannonie et des pays danubiens : on l'a dit pour Cantius ; je rappelle qu'Anastasie est conduite à Sirmium, et que c'est là qu'elle est décapitée ; le Probus dont elle repousse les avances est sans doute celui qui apparaît dans Pollion ; 7. Cantius B mentionne explicitement Chrysogone ^
Mais on a vu que Cantius B rappelle les textes lériniens. Faut-il admettre que certaines versions à' Anastasie et de Chrysogone ont même origine que Censurinus et Cantius B? Voici les points de contact qu'on note entre Chrysogone et Sébastien, Pontius ou Nazaire : 1 . Anastasie sait mentir aussi bien qu'Eugénie, Chromatius, Cantius et ses frères : elle feint d'être malade [simulata infirmitate] afin de rompre la vie commune; 2. Tous ces saints appartiennent à la plus haute noblesse : Anastasie ne trouve pas d'égale parmi les maternœ ; Dioclétien offre à Chrysogone prœfecturam et consulatum, dignitatem generis tui ; Sébastien est le plus cher ami de Dioclétien et de xMaximien ; Agrestius Chromatius est préfet de la Ville ; 3. Ils visitent les prisonniers et réconfortent les ànies troublées : telle Anastasie, telle Théodote, tel Sébastien, tel
1 Parfois, même prologue : Omnia quœ a sanctis gesia sunt. Le texle du férial a peut-être été rédigé ou retouché d'après Cantius B.
ORIGINE LÉRINIENNE DE CANTIUS B 219
Cantius ; 4. Conformément au désir de Salvien, et à l'exemple de Nazaire, de Ponce et de Chromatius, Anastasie distribue ses biens aux pauvres ; 5. Allusion à la licéité de la fuite en cas de persécution [Théodote fuit Nicée ; cf. Sébastien^ 66-67]; 6. Agapé reproche à Dioctétien d'injurier ce Dieu a dont il a besoin pour régner », comme Pontius rappelle la punition de Valérien fait prisonnier par Sapor, comme Sébastien montre que la conversion de Rome au christianisme lui a procuré la paix et la grandeur; 7. Le rédacteur prétend citer le texte exact d'une lettre d'Anastasie à Ghrysogone, comme l'auteur de Nazaire et l'auteur de Ponce prétendent reproduire les les lettres de Cornélius à Néron et de Claudius à Valérien; 8. Comme l'auteur de Nazaire, l'auteur de Ghrysogone semble connaître Gervais-Prolais et Nazaire-Celse ; lorsqu'il rappelle les martyrs qui ont refusé de boire du sang des victimes, ne fait-il pas allusion à Valeria, qui refuse de partager le repas sacré des adorateurs de Silvain ; 9. Théodote est dite civis nicœna, comme Nazaire civis genuensis et Sébastien, civis narbonnensis \ 10. Irène est tuée^ comme Sébastien, à coups de flèches ; 11. Anastasie et Nazaire sauvent un navire qui fait eau, sur lequel on les a placés; 12. Anastasie célèbre des martyrs grecs et rappelle comme Nazaire^ Sébastien, Maurice, des textes grecs.
Il est peu vraisemblable que toutes ces coïncidences soient un effet du hasard. J'admets que notre rédaction cyclique à! Anastasie-Chrysogone * est un remaniement lérinien^tout de môme que Cantius B. Ils remontent, sans doute, l'un et l'autre à la fin du v^ siècle.
1 Noter quelques points de contact entre Chysogone et Clément [comparer la méprise de Sisinnius qui ligotte des colonnes en croyant ligotter Clément, avec la méprise de Dulcitius qui embrasse des casseroles en croyant embrasser Agape et ses sœurs, cf. infra] et Nérêe [comparer les descriptions du paradis].
La méprise bizarre, qui est commune à Ghrysogone et à Clément, a été peut-être suggérée par un passage du livre fameux de Timothée qu'a traduit Rufin dans son Historia Monachorum. On amène une jeune fille à Macaire de Scété. « Tune ille percuuctatus quid uellent, aiunt parentes eius : Equa hsec quam uident oculi tui puella uirgo et filia nostra fuit, sed homines pessimi magicis arlibus in animal hoc quod uides mutauerunt eam. Rogamus ergo ut ores Dominum ut commutet eam in hoc quod fuit. At ille ait : ego hanc quam ostenditis mihi puellam uideo nihil in se pecudis habentem : hoc autem quod dicitis non est in eius corpore sed in oculis intuentium. Phantasise enira dœmonum sunt istee non ueritas rerum... Fixis genibus orare Dominum cœpit.... et post hoc perungens eam oleo in nomine Domini, omni fallacia uisus expulsa, uirginem uideri omnibus ut eam sibi uidebatur effecit. [H. M., 28. — ?. L., 21, 451, A. B.].
220 L HAGIOGRAPHIE PANNONIENNE
Cantius B rattache explicitement les martyrs Cantius, Cantianus et Gantianella à la famille des Anicii. Cette famille esta la fin du v^ siècle une des plus puissantes de Rome ; elle donne des consuls à Tétat en 464, 483, 510, 323 et 526 ; elle est parente des Olybrii qui ont fourni un des derniers empereurs ; elle a soutenu Ricimer. Je remarque que Julienne, fille de l'empereur Anicius Olybrius, élève une église à Constantinople en l'honneur de saint Polyeucte^ et qu'elle est une amie de saint Saba. Le rédacteur anonyme a voulu flatter la pieté et 1 orgueil des Anicii : il devait être de leurs clients.
D'autre part, Féglise d'Anastasie — l'amie dé Ghrysogone — reçoit une fastueuse décoration au temps du pape Hilaire, 461-468: c'est une mosaïque que font placer dans l'abside Severus et Cassia K Anastasie-Chrysogone (version cyclique) et Cantius B datent sans doute du temps d'Hilaire ou de son successeur.
Q^ukinus" L'histoire de Quirinus de Siscia atteste encore, après la léde Siscia 2 gende des Quatre Couronnés, après celle de Cantius, les rapports qui unissent les traditions romaines aux traditions martyrologiques des pays danubiens.
1 De Rossi : Ins. Chr. U. fi., ii, 1, n. 25, 150. Voici le texte de l'inscription qui commémore le fait.
Autistes Damasus picturse ornarat honore Tecta quibus nunc dant pulchra metalla decus.
))ivite testatur pretiosior aiila nitore Quos rerum effectus possit habere fides :
Papee Hilari meritis olim devota Severi Necnon Cassiae mens dédit ista Deo.
Sur les Anicii, cf. de Rossi : Ins. Chr. U. fi., i, 185,238, 320, 423, 459 et Pauly-Wissowa. — Comparer les rapports des Anicii avec les rédacteurs de Cantius B et, peut-ôlre, dMnt/ame, à l'influence que les Anthemu semblent avoir exercée sur la légende d'Apolliuaria. Les deux familles ont peut-être caressé l'espoir de conquérir la couronne impériale, ici en Occident, la en Orient.
2 B. H. L. 7035-38 [Ruinart, 522j.