APPENDICES
APPENDICE ï
En Tan 57 avant Jésus-Christ, César envoya Servius Galba avec la douzième légion chez les Nantuates, les Véragres et les Sédunes, afin de pacifier ces pays et d'ouvrir par là une route aux marchands. Après quelques combats heureux, Galba reçut des otages et imposa la paix : il cantonna deux cohortes chez les Nantuates et s'établit avec le reste de ses troupes à Octodure. Mais il y fut attaqué soudainement, presque écrasé ; il crut alors plus prudent de battre en retraite et se replia sur les Allobroges.
Cum in Italiam proficisceretur Cœsar, Servium Galbam cum legione duodecima et parte equitatus in Nantuates Veragros Sedunosque misit... Galba, secundis aliquot prœliis factis, pace facta, constituit cohortes duas in Nanlualibus collocare et ipse cum reliquis eius legionis cohortibns in vico Veragrorum qui appellalur Octodorus hiemare : qui vicus, positus in valle, non magna adjecta planitie, altissimis undique montibus undique continelur... Subito per exploratores certior factus est,., montes... a maxima multitudine Sedunorum et Veragrorum teneri... Hostes ex omnibus partibus, signo datoy decurrere...; nostri primo inlegris viribus fortiter repugnarc.y sed hoc superari quod, diuturnitalr pugnar
hostes defessi praelia excedebant, ulii integris viribus succe» debant... Cum... res esset iam ad extremum perducta casum, P. Sextius Baculus... et C. Volusenus... ad Galbam cccurrunt atque unam esse spes salutis docent si, eruptione facta, extremum auxilium experirentur... Eruptione facto..., ita commutata fortuna, eos qui in spem potiendorum castrorum vénérant undique circumventos interficiunt ; et ex hominum millibus amplius triginta, quem numerum barbarorum ad castra uenisse constabat, plus tertia parte interfecta, reliquos perterritos in fugam conjiciunt ac ne in locis quidem superioribus consister e patiuntur [de Bello g al lie o, III, 1-6].
Emil Egli [Kirchengeschichte der Schweiz bis au f Karl dem Grossen. Zurich, 1893. 21-33], suivi par A. Bernouilli [Die Heiligen der Merowinger. Tùbingen, 1900, 180-181], suppose que le souvenir du combat de Galba a influé sur la genèse de Maurice. Toute la question est de savoir s'il y a un fait certain attestant la survie à Ï époque romaine des souvenirs qui se rattachent aux guerres de Vindèpendance gauloise. J'ai cru ne pouvoir mieux faire que consulter là-dessus Fauteur du Vercingétorix. Voici ce que m'a répondu M. C. Jullian : « tout souvenir populaire local des campagnes de César, même ' de celle de Gergovie et d'Alésia, a complètement disparu. Rien ne se perd comme la mémoire locale * des grandes batailles ». Dans ces conditions, il est prudent de laisser dormir en paix les morts d'Octodure, et de ne pas les mettre en rapport avec la légion thébéenne.
1 C'est C. J. qui souligne.