‹ Étude sur les Gesta martyrum romains (volume 4)Chapitre 17 sur 108 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

TRADITIONS D'OMBRIE LES SAINTS VALENTIN, CONGORDIUS, CONSTANTIUS, ANTHIME

Il n est pas de pays qui soit en rapports plus fréquents avec Rome que l'Ombrie : c'est la route vers le nord. Il est naturel, lorsqu'on quitte les environs immédiats de Rome, de chercher en Ombrie ^ les légendes sœurs des gestes romains.

La voie Flaminia unissait rapidement et commodément l'Ombrie à Rome; et Terni, la patrie de Tacite, communiquait

par un court chemin avec la voie Flaminia.

^tes de £g prophète dit à Dieu : a Tu as multiplié les fils des irïrD?2 hommes conformément à la profondeur [de tes desseins). j>

» Sur la fféoffraphie de l'Ombrie ancienne, consulter la bibliographie de Jung, et surtout G. I. L., x,, 2, p. 601, Narni ; p. 608. Terni ; p. 636, Ameria; p. 664, Garsulœ ; p. 675, Todi ; p. 698, Spolète ; p. 731, Bevagna ; p. 7d3, Foligno et Forum Flaminii ; p. 782, Assise. — Malheureusement, les indices du tome XI n'ont pas encore paru (1906).

2 B. H. L., 8460-8461, 14 février 756 ou 757. — Il y a eu une autre version

30 TRADITIONS d'oMHRIP:

Mais ceux'là sont plus spécialement ses enfants r/ui lui ont voué leur vie. Tel Valentin de Ternie dont les miracles disaient les vertus et répandaient la renommée , — Des nobles athéniens^ très versés dans les lettres des Grecs (scliolaslici viri apud Grœcos), Proculus, Ephebus et Apollonius étaient venus à Rome étudier le latin : ils logeaient chez leur concitoyen Craton, orateur également habile dans les deux langues. Son fils unique Chœremon avait, depuis trois ans, la tête entre les genoux, tous les membres tordus et noués ; Une pouvait plus dire une parole: les médecins de Home avouaient leur impuissance. C'est alors quhin certain Fonteius Tribunitius raconta à Craton que son frère, atteint des mêmes souffrances, avait été guéri par un certain éveque Valentin , citoyen de Terni, Craton fait venir Valentin, il lui offre la moitié de sa fortune (substantiae meso) s'il guérit Chœremon. « Fais-toi chrétien, répond V éveque, et ton fils sera sauvé; cjuant à ton argent (census), donne-le aux pauvres afin ciu ils prient pour ion fils, )) — « Je connais mal votre religion^ dit Craton ; je croyais que chacun était sauvé par sa foi, non par la foi d'un autre. » — a II y a des circonstances, répond Valentin, oii nul ne peut faire à un autre ni bien ni mal ; il y a des cas contraires : le père peut obtenir la santé de son fils^ et r Ancien et le Nouveau Testament (nova et vetera sacra volumina) montrent que la foi de Vun peut secourir Vautre, Uinfidélité de Vun nuire aux autres : voyez V histoire de PJiaraon, de Moïse, de Jésu Navé. » Craton se dit convaincu ; aux paroles il promet d'ajouter les actes, et de recevoir Veau baptismale qui, par Vinvocation de la Tînnité, a mystérieusement en elle V Esprit-Saint, si son fils est guéri : étaient présents à cette scène Proculus, Ephebus et Apollonius qui connaissaient le grec à fond, qui étudiaient le latiii et que nous avons connus ^ {?), Valentin — qui a raconté V histoire du Christ — commande alors un jour et une mât de silence ; il ferme la porte ; il étend sur le cilice, sur lequel il a coutume de prier, Chœremon à dêmi-mori et il entre en prière. Au milieu de la nuit une vive lumière resplendit ; une heure après, V enfant guéri loue à haute voix le Seigneur; Valentin continue néan-

de la légende de Valentin, plug complète. Nous Tatteigaons dans Adon [14 et 15 février, P. L., 123, 228-229J. Elle achève l'histoire de Craton, que notre texte laisse en suspens : non midtis post diehus martyrio est conmmmatus. * ( Quoa cognovimus in grœco perfectos ad latina studiapervenisse.

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