‹ Étude sur les Gesta martyrum romains (volume 4)Chapitre 31 sur 108 · LES REMANIEMENTS DE LAURENT 6S · texte numérisé non relu

LES REMANIEMENTS DE LAURENT 6S

L'auteur inconnu connaissait nos gestes; il les utilise, mais il y ajoute. Qu'on en juge.

|s de iDt et

nt et ^^"'"'"'^ "'^"^ "^^ Si/rie avec une troupe nombreuse de corn- Sy. peignons ; après avoir fait leurs dévotions, ils se dispersent s^es dans toute l Italie Lazare et Jean se cachent à Ferentillo, où „, le duc Faroald leur construit un monastère ; Isaac en construit un a bpolete, où il meurt, ainsi quEuticius. Jean Penariensis réunit des moines. Dricius vit dans le comté (de Spolele), et y opère les miracles que les gestes font voir. Laurent choisi parles évêques de Rome et par le souverain pontife Gaïus, est d abord repoussé par le peuple de Spolète, dont il ne veut pas, contra auctoritatem divinam et sanctorum Patrum, acheter l'assentiment. Après avoir gouverné son éqlise onze ans, quatre mois et huit Jours, il dépose ordinern pastoi^lem et se retire dans le désert, à 8 milles de Spolète, au heu dit Peniolatim. Un riche chrétien lui lègue sa fortune ■ il groupe autour de lui un grand nombre de moines et, ordinata ecclesia m ordine canonioo, il meurt sub die III intrante februano. Ses disciples V enterrent avec honneur au chant des liymnes et des cantiques.

Ce texte ' adapte à Laurent de Spolète une grande légende ou, de même que Jean Penariensis, on l'avait introduit de bonne heure, mais où, au gré de .ses dévots, il ne tenait sans doute qu'un trop petit rôle.

Voici cette légende.

limioa devolissime flexis genibus adoraverunt. Deiode Urbem eeressi sprinfn paganorum martyrio, pro quo vénérant, cogente Apostol^o fanZ' P. ! L.nrent,um, primnm illorum, secum diutissime tenui CeterT ve?o viùm erem,l,can, el.gentes bini vel ainguli, pêne totam replevernnt unam

' Le Faroald dont il est ici question est sans dout» non n». „""'"■ ^ de l'Italie centrale à la ûo du v,. siècle [von Hart»aun n 1 ««T""*"?' ùs de Trasia>ond qu, à ,a fin d„ v„e siècle preïdTaVn't^f H ?L"no .^ 88J et devient moine. Le conflit q,:i oppose Spolète à son évêque ra^lV ' temps ou les municipalités italiennes se forment en hniVn^ L^^ °

évêques, où le parti grégorien lutte contre toutes 1 s formé, de la^im ,

rava,lle à restaurer le régime canonial. - Rapprocher "Il L H "

luh \$upra, p. 62, note 3\. FPiocuer femolahm de gemo-

(i(j TRAUrnONS D'oMBKlIi

Gestes

d'AbuQ- Passion et conversion de saint Anastase et des onze frères

pophorus ^^^^' partis de Syrie avec lui, sont venus à Rome au temps de Bricius et Julien, pontife. Julien devient empereur, puis, comme le ^riens i^" ^"^^^^^^ ^ ^^n vomissement, il revient au paganisme et persécute les chrétiens. Anastase s* est rendu à la maison d'un certain évêque Urbain, avec ses deux fils., Euticius et Bricius, et ses neveux Carpophore, Abundius, Laurent, Jean, Teudila, Isaac, Proculus, Herculanus et Barectalis. Urbain ordonne prêtres Bricius et Carpophore, et fait diacres Laurent et Abundius ; beaucoup de païens sont convertis par eux. Julie?!, averti, les fait venir ; ses ministri les battent, les laissent sans nourriture dans la prison, finalement décapitent Anastase in eodem loco {?). Ses fils et ses neveux, devant une si cruelle persécution, s^ enfuient, sortent de Rome par la voie Cornélia, vont au lieu dit a la Paix des Saints », s'embrassent et se séparent. Euticius va in partes ïiceni, du côté du lac Bolsène et y mène la vie d' ermite. Bricius va en Valérie, à Spolète ; Proculus à la colonie de Narai, au-dessous du Castrum Carsulanum, ou vit le très saint Volusianus. Proculus, devenu prêtre, est si particulièrement béni de Dieu que, lorsqu'il achève les paroles du canon {sdincïv cdinoms verba compleret), il entend la messe qui se dit au ciel, le Jour de la résurrection, avant le lever du soleil ; et les hosties quil immole le nourrissent. Mais le pape Eugène V apprend ; il ordonne à ses cubiculaiî^es de le lui amener et ceux-ci V abreuvent de coups et d'outrages, refusent de recevoir de ses mains la communion de la sainte Eucharistie ; pourtant, sur la route dOstie ^, comme ils meurent de soif, le saint ordonne à une

i B. H. L., 1620 [1er juillet, tr. prael. 9-15 ou 8-13]. Cf. aussi le Codex Parisinus latinus 5323 [du xiii^].

2 Ou d'Orte fcf. B. H. L. 16221.

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