RAPPORT DES DEUX VERSIONS
dit Veuustianus : Credo. Et in eum qui ventiirus est iudicare vivos et uior-
asceûdit lu c(p1o3 et itenim ueuturus tiios et PfECulum per igoem in rc-
esl jiidicare vivos et inorluos et se- raissiouem peccatorum carnis resur-
culum per ignem ? Dixit : Credo. Et rectionem.UeDustianiis nir coosularis
lu adreulu eius et regourn eins iu respoudit : Credo Cliristum Deum
remissioneiu peccatorum et carnis Dei filium qui me iuliimiuet. Eadem
resurrectionem ? Venustiauus respou- hora de pelve... » [Vindob., 357,
dit : Credo ia Chris',;um Dei filium . 20lv]. qui me illuminet. Eadem hora vero levains a pelve,... [Slephani Balnzii Miscellaneorum liber secuodus... Parisiis, 1679, 54. — § llj.
Bien qu'il n'écrive pas vir consularis ni Eugenianns Hermogenianus, c'est de cette seconde version A, qu'Adon dépend : les mots ignem supponi l'indiquent, l'anniversaire prid, kaL ian le prouve.
Quel est le rapport de x\ à B ? — A ignoi*e Tanniversaire apocryphe du 30 décembre, que mentionne B : il lui est donc antérieur. Les détails que donne B, semblent présenter le caractère d'additions pseudo-précises : tels^ les iTïoi^ vir consularis^ le prénom Eugenianus. La suppression de Sisinnius est une évidente correction : que vient faire ici ce mystérieux personnage? Les formules du baptême sont plus originales dans A que dans B. — Mais je soupçonne que B a parfois mieux retenu que A la version primitive : le trait ignem supponi devait se trouver dans l'original ; le supplice infligé aux martyrs est, dans cette hypothèse, plus conforme au « canon » des rédacteurs ^
* Les BoUandistes ont rencontré une autre version de Sabinus dans le Codex Xa))iurcens:s 15 (qui date du début du xiiie siècle) : elle reproduit le texte de Baluze, mais avec beaucoup de variantes [Analecla, i, 501. B, H. L., 7454. Maximiano rcgbnine iniperiali]. Ils ne l'ont pas fait plus précisément connaître. — Cf. aussi Cat. Bruxelles, i, 121, n. 68; Octavius a San Francisco : Assisiensis ecclesiœ prima IV luminaria [Fulginei, 1715], 64, et Azevedo : Vêtus missale romanurn monasiicmn Lateranense [Romse, 1754],
Une seconde légende de Sabinus s'est développée plus tard : Sabinus, né à Sulmona, va à Faenza, il mène la vie des solitaires à Silva Liba, près du château de Fusignano. Mais un ange lui apporte l'ordre d^évangéliser Assise. Il en devient l'évêque, ensevelit la martyre Serena à la Silva Liba, avec l'aide de sa sœur la vierge Mondina [B. Sabini... Vita, par Flarainio, écrite vers 1526-1534 ; Vita... Sabini d'Azzarini, 1610 ; Antiphonarium inaius Eccl. S, Pétri Faventini, à VArchivio Capitolare de Faenza] [d'après Laozoni : article cité).
98 TRADITIONS n'oMUiut:
lèle <
Gestes de ^^ lemps de Dioclétien et de Maximien empereurs , u)ie de Spo- fureur sacrilège appuie le règne de r idolâtrie à travers toute r Italie et fait persécuter les chrétiens. V impie hlaccus^ enva gé par Maximien à Spolète, fait dresser son tribunal au milieu du forum ^ mais apprend de Tgrcanus que tout le monde adore les idoles^ et Jupiter^ Minerve et Asclepius : il congédie donc le peuple avec joie. Seulement le même Tgrcanus lui annonce bientôt que le bienheureux Grégoire est à SpolètCy qu'il g guérit les malades et convertit les âmes. Arrêté par trente soldats^ Grégoire confesse Dieu qui a fait Chomme à son image, refuse de sacrifier à Jupiter, Minerve et Asclepius^ puisque ce sont des démons ; il aime mieux perdre son corps que son âme ; il ne désire pas V amitié des empereurs. Lorsque les ministres de Satayi le battent sur le visage^ sur le dos, puis sur le ventre, il lève les geux au ciel et implore le Dieu d'Israël; mis sur le gril, il invoque le dieu d* Abraham, le Dieu d'isaac et le Dieu de Jacob, le Dieu de nos Pères ; « si le persécuteur tue son corps, Dieu vivifie son âme [si totum corpus meum mortifetis, domiaus
animam meam viviQcatl. » Et aussitôt un tremblement de
terre jette à bas la région de la cité {[ui s'appelle Sumentem et fait périr trente-cinq païens (animae paganomm). Flaccus frémit comme un lion et fuit prudemment ; Tgrcanus fait enchaîner Grégoire et le renvoie à la prison ou le visite un ange du Seigneur , où resplendit une clarté céleste. Mais^ le surlendemain, Grégoire comparait de nouveau devant Flaccus, au milieu du forum', malgré les tortures qu'on lui inflige, il refuse de sacrifier, maudit les idoles et est décapité au milieu de r amphithéâtre, tandis qiiun ange lui parle, par le spa-
1 B. H. L., 3677. — Surias, éd. 1575, vi, 951 ; éd. 18S0, xii, 394 (collatioaaé avec l'Augieosis xxx[i et le Viadoboaeasis 357;.