‹ Étude sur les Gesta martyrum romains (volume 4)Chapitre 46 sur 108 · UN ASCÈTE ET UN MARTYR CONFONDUS · texte numérisé non relu

UN ASCÈTE ET UN MARTYR CONFONDUS

niarlyr de Doroslorum se confondit, j'imagine, avec celui qu'avait laissé iEinilianus le pénitent : ainsi naquit la légende d'-^Emilianus de Spolète.

On voit quelle est la richesse de la légende de Spolète et d'Assise, et combien étroite la parenté des textes où elle s'exprime, et combien forte l'influence qu'exercèrent sur elle les gestes romains et les traditions grecques. Ce fait est sans doute en rapport avec l'importance du pays à l'époque lombarde : Spolète était capitale d'un duché très puissant dont les rapports avec Rome étaient assez intimes *.

qui sacrificant diis eradicahuntur se lit dans Quirinus et dans Irènéô [G. M. R,,ii, 221, 241] comme Ad^u?, yEmiliayius, et que les deux saints sont également jetés dans un fleuve, une pierre au cou. Noter que les mots : Hilaranus et 868 frères ont été couronnés s'expliquent peut-être par un souvenir des IV coronati. L'auteur connaît certainement les textes panuoniens.

Je me demande si, dans le mot Anohi, il ne faut pas lire Anicii, qui sont cités dans Juvénal [cf. supra p. 85]. On sait que saint Grégoire est un Anicius ; son notaire iEmilianus ne serait-il pas l'auteur de notre texte ? — Quant au locus Carpiani, cf. le « fundus Carpianus, in pago salutari », cité dans la Tnb. alim. Ligur. Braebianorum [Mommsen, 1534, col. 3, ligne 15, d'après de Vit : Onomasticon].

* Hartmann, ii. 1, 43, 48, 63, 245 — Les rapports de Rome et de Spolète au viii« siècle sont très bien connus [politique de Grégoire III et d'Hadrien I^i].

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