‹ Étude sur les Gesta martyrum romains (volume 4)Chapitre 57 sur 108 · G. I. L., XI · texte numérisé non relu

G. I. L., XI

* IV, 351 et 682.

» Pline : H. N. 3, 52. — Anon. Rav., iv, 36 (Piader-Parthey, p. 284). — Desjardins, p. 132 (via Clodia).

« C. I. L., XI, 1, p. 372.

T G. I. L., XI, p. 405, n. 2549.

ni 11

162 TRADITIONS DE TUSCIE

L'inscription remonte sans doute à la fin du iv* siècle : sainte Mustiola était donc vénérée à Cbiusi, en Tuscie, dès cette époque.

Sainte Mustiola semble avoir été, soit une martyre de la persécution dioclétienne, soit une grande dame chrétienne qui aurait accueilli ses frères dans son domaine. La catacombe où l'inscription a été découverte est importante et ancienne. Elle a été trouvée en 1634 par des chanoines réguliers qui étaient établis là, et qui voulaient forer un puits. On Ta souvent explorée passé ce moment. Les plus anciennes inscriptions datées qu^on y rencontre nous reportent aux années 290 [n. 2373], 322 [n. 2548] et 338 [n. 2565] ; la formule D M n'apparaît qu'une fois [n. 2555]. Les plus récentes inscriptions datées nous conduisent à la fin du v^ siècle [n. 2584, 2585, 2586].

Est-ce de cette époque environ que date la légende ?

On peut être tenté de le croire puisqu'on se trouve à l'époque ostrogothique et que Cbiusi n'est pas fort éloigné de Home. — Mais un fait fieurte l'hypothèse : le férial biéronymien place la fête de Mustiola et de Félix de Cbiusi au JX des kalendes de décembre; nos gestes placent les anniversaires des deux saints le IX des kalendes de juillet et le V des nones de juillet. Le férial donne l'usage de l'époque ostrogothique. On ne voit pas qu'il puisse être ici question d'erreur paléograpbique, et qu'on puisse ainsi lever la contradiction des textes. On doit croire qu'ils reflètent l'usage de deux époques différentes. Nous avons déjà noté des faits du même ordre '.

En dehors du férial, aucun écrit daté ne mentionne nos saints, avant Usuard. Usuard écrit - :

Civitate clusina sanctorum martyrum Hirenœi diaconi et Mustiolœ nobilis matronœ qui passi sunt sub Aureliano principe.

11 est clair qu'il relève de la légende ; celle-ci est donc antérieure à Charles le Chauve et postérieure à l'époque ostrogothique.

Il est permis de préciser.

Ughelli ^ a conservé l'inscription suivante, que lui avait envoyée révoque de Cbiusi Jean-Baptiste Piccolomini. Elle était gravée sur le marbre dans l'église de sainte Mustiola.

1 Cf. supra, p. 102. Mais je ne repousse pas absolument l'hypothèse d'une transposition paléographique.

2 P. Z,,, 124, 221-222. — Le calendrier populaire et Adon ignorent les saints.

3 II, 673 [cité 3 juillet, 561, § 7[.

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