‹ Étude sur les Gesta martyrum romains (volume 4)Chapitre 95 sur 108 · ET S. LAURENT DE FA RFA · texte numérisé non relu

ET S. LAURENT DE FA RFA

queJohamia^ad Spoletanamprofecti siint iirbem... et monasterui ibidem constru {.rertint).. Vi?îce?ilws aiitem Mevanœ episcopus... Proculiis... sub oppido Carsulaiio monasterhim staluens... Crispolitus quoqiie Vectojiœ... Herculanus autem Perusinœ... Lafircnthis vero una cum sorore sua... Susarma Sabinesempetiti simt... ; episcopus.,., expulii draconem, in quo videcelct loco cni vocabtdum est Tnrianum, ecclesiam construens... post hoc autem locum reperiens remotiorem ubi... monasterium elegerit^ cuius vocabulum est casalis Acutianus... : construere cœpit, ut conici potest, temporibus Gratiani imperatoris.

Le récit du Floriger repose certainement sur une version cyclique de Laurent qui ditTère sans doute de la version analysée par les BoUandistes [cf. supra ^ p. 65] : la version du Floriger paraît ignorer Gaïus. — Cette version mystérieuse avait été rédigée d'après le texte du Codex Parisinus 5323 [cf. supra, p. 78], ou d'après un texte analogue : elle s'intéresse aux Aquds Salviœ et ne connaît aucune métropole. — Elle modifiait cette source : Euticius, dit-elle, quitte le pays de Bolsène pour locum qui Cample dicitur; eWe remplace l'énigmatique Scipiodote de Victoria par Grispolitus de Bettona [cf. notre observation, p. 140, note 3]. — C'est donc à cette version cyclique de Laurent utilisée par le Floriger que se rattache, selon toutes les apparences, notre texte de Grispolitus [cf. supra, p. 139] : les deux textes n'auraient-ils pas même auteur? La version du Floriger ne remonterait-elle pas au vu* siècle? (La chronologie, sans doute, est propre à Grégoire).

Le récit du Chronicon mentionne la Svrie et Susanne ; le texte que nous avons trouvé dans le Vindobonensis ignore l'une et l'autre ; la version du Vindobonens is n'est donc pas la source du Chronicon. — Cette source n'est autre, peut-être, que la tradition locale. Celle-ci est attestée, au seuil même du viii" siècle, par le diplôme de Jean VI ; elle semble appuyée par cette inscription de l'abside in {qua) refertur ab eo et Susanna eius germana hoc monasterium non de publico fuisse constructum. Peut-être donc, — on sait la valeur du témoignage de Grégoire — Susanne a-t-elle une réalité historique. Mais il est permis de croire que l'épisode du dragon est emprunté à Sitvestre (ou à un texte analogue '.) ; que l'origine syrienne de

1 Anafolie-Victoire, Paris, Donat (TEuria.

s. LAURKNT DK SPOLETE

Laurent a été suggérée par l'histoire d'isaac ou de Jean [cf. mpra, p. 60-61 J ; et que le personnage est identique à celui que voulait célébrer l'hagiograplie de 529 *.

Cette tradition locale s'exprimait aussi dans la Consirutio Farfensis : Grégoire nous l'apprend. Lefjimus.., in autenticœ Constructionis illius prœmio^ quia temporibus Romanorum^ priusquam Hitalia gentUi gladio ferienda iraderetur, très viri de Siria advenerunt, scilicet Ysaac Johaniies atque Laurentius cum sua germana sorore Susanna de quorum primo duorum b. papa Gregorius... sic in Dialogorum libro tertio, capitula decimoquarto, mentionem faciens dit ;... ^

* Je m'explique mal, seulement, comment Geniolati (Peniolatim) s'appelle ci Acutianus. Feut-être Laurent de Spolète a-t-il absorbé un Laurent incounu, frère d'une Suzanne, et fondateur véritable du monastère.

Baizani a publié, loco citato, p. 103, un sermon inédit sur saint Laurent. — Cf. aussi Marino Marini ; Série croaologica degli abali del monastero di Farfa. Rome, 1836. Mabillon : A. SS. 0. S. B., i, 231, anno 576.

2 Cf. le Codex ParisinusbS23 [supra, p. 78-79, note 1].

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