LES PATRIMOINES KT LES LEGENDES
Aiit/iime [s?/pra, p. 50, n° Ij et Victorin-Sttverin [supra, p. 278J nous conduisent près d'Osimo. 11 semble bien que l'église romaine possédait de ce côté des terres qui faisaient partie du patrimoine picénate [Fabre, 8'i-84].
LesX/7 Syriens [supra^ p. 6G] nous parlent du GastrumCarsulanum, à propos de Proculus [p. 73]. L'église romaine possédait justement un patrimonium Savinense atque Cartioianrun [Epist. Gregorii, m, 21 de février 593. — Hartmann, i, 179; cf. L. P., I, 428 et Fabre : 75-77J, qui fut fameux au temps d'Hadrien et de Charlemagne. — Les moines de Farfa y devinrent très puissants, de bonne heure peut-être.
Gratilianus-Felicissima [supra, p. 147] nous rappelle la massa gratiliana qui est attestée au temps de Grégoire etd'Honorius [Jaffé, 1621 et 2031], et qui faisait certainement partie, au VII® siècle, du patrimoine de Tuscie.
Les légendes de Tuscie et d'Ombrie prolongent, au cours du vii^ siècle, je l'ai montré en détail, le mouvement légendaire romain. — On croit, d'autre part, noter un curieux essor du patrimoine de Tuscie au cours du vu® siècle ' : il fut tel qu'on dut en renforcer l'administration^ en dédoublant la circonscription. Les deux faits s'appuient mutuellement : chacun témoigne de la vivante influence del'égiise romaine à cette époque en ces pays.
Les patrimoines de l'église romaine ont exercé une action sur la légende italienne ; si nous ne pouvons pas encore en marquer l'extension, du moins pouvons-nous en apercevoir l'existence. Les membres de l'administration patriinoniale ont fait connaître au dehors les gestes romains, à Rome les cultes italiens : peutêtre en ont-ils parfois célébré les héros.
1 Fabre : p. 73-74. Le dédoublement de ce patrimoine n'est attesté qu'au début du viiie siècle. Sans doute remonte-t-ii au siècle précédent.