‹ Étude Sur Les Gesta Martyrum RomainsChapitre 140 sur 161 · GRÉGOIRE LE GRAND LIT LES GESTES · texte numérisé non relu

GRÉGOIRE LE GRAND LIT LES GESTES

feste qu’il connaissait et les gestes de saint Pierre et de saint Paul et les gestes de sainte Félicité : ce qu’il y avait pour nous d’obscur dans sa conception du christianisme s’éclaire d’une lumière nouvelle. Le temps est passé où l’Eglise romaine montrait une si singulière et si prudente méfiance à l’endroit des gestes romains L

1 On objectera peut-être sa lettre à Eulogius. J'imagine que l'àme si pieuse, si mystique de saint Grégoire se contraignait à quelque prudence lorsqu'on interrogeait en elle, le Pape, successeur de Pierre ; ce n’est pas tout à fait le même homme qui songe, en lui, aux intérêts de son âme et aux intérêts de l'Église; l’évêque rappelle ses prédécesseurs et ses ancêtres romains, le chrétien annonce les chrétiens du moyen âge. Noter, peut-être, du reste, une nuance de regret dans ce mot : « pauca quaedam unius voluminis codice... » — Les homélies prononcées par saint Grégoire aux Catacombes attestent la vénération qu’il a pour les martyrs. Noter aussi le curieux passage suivant :

« Ubi in suis corporibus sancti martyres jacent, dubium, Petre, non est, quod mulla valeant signa demonstrare sicut et faciunt et pura mente quaerentibus innumera miracula ostendunt. Sed quia ab infirmis potest mentibus dubitari, utrum ne ad exaudiendum ibi praesentes sint ubi constat quia in suis corporibus non sint, ibi necesse est eos majora signa ostendere, ubi de eorum praesentia potest mens infirma dubitare. » ( Dialoçji ., II, 38, P. L., 66, 204.)

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