‹ Étude Sur Les Gesta Martyrum RomainsChapitre 146 sur 161 · II. F., X · texte numérisé non relu

II. F., X

4 Gl. Mart., 36 {Mon. Germ 511). - Noter que, vers 51C, llarigar donne ses biens à l’évêque du Mans, pour construire un couvent « in honorem sanctae Mariae et sanctorum Gerousii et Protasii » ( Mansi , VIII, 516).

on plein moyen-âge: on va voir quels modèles on leur demande alors, quels emprunts on leur fait, quelles inspirations de toute sorte on y cherche.

Le prologue d’une légende 1 nous montre un moine pieusement occupé à raconter la vie dun martyr, comme le lui a demandé son abbé ; et, malgré son indignité et son inhabileté, qu’il confesse d'une façon touchante, il se met en devoir de lui obéir. Et c’est ainsi qu’il raconte la vie de saint Anthime ; et c’est ainsi, sans doute, que d’autres moines, ses frères, nous contèrent la passion de saint Justin, celle de sainte Cyriaque 2 , de Léopard, de Crcscentius, de Digna et Mérita.

A côté d’eux, Aldhelme, Eginhard et Rhaban Maur s’inspirent des mêmes gestes, mais pour en tirer un parti tout autre. L’évêque anglais Aldhelme, qui a séjourné à Rome sous le pape Serge (087-701), fait de nombreux emprunts à toute cette littérature : et comment s’en étonner, du reste ? Ce sont les louanges de la virginité qu’il dit — et qu’il chante en vers élégants, parfois gracieux — ; et l’on sait combien cette vertu est prisée de nos rédacteurs. De fait Aldhelme raconte longuement l’histoire de Chrysanthe et Darie, d’Eugénie, sinon de Cécile, d’Agnès, de Constantina, de Chionia, Irène et Agape, de Rufine et Seconde, d’Anatolie et Victoire 3 .

Eginhard 4 (771-844) retrace en un long poème les péripéties de la translation de Pierre et Marcellin à Selingenstadt, les trompeuses avances du diacre Deusdona, les difficultés auxquelles il se heurte à Rome, finalement le vol des reliques saintes ; à côté de lui, un moine de sa ville épiscopale, raconte

1 Bibl. Casin ., III, fl. 154 -155. — Codex Parisinus, 12, g II.

- Légende de fondation de Sancla Maria in Dominica (Armellini, Chiese, 838), antérieure à Serge. II, 844-847, car elle ignore la translation faite à cette époque; contemporaine peut-ôire de Pascal, I, 817-824, qui répare l’église.

3 Cf. le De laudibus Virginitalis (P. L., 89, 63 64) et le De laudibus Virginum (P. L., 89, 237), notamment colonnes 133, 141, 143, 145, 147, 149, 150, 151 ; 258, 268, 271 ... 11 parle de saint Clément (122-247), mais parait ignorer se» gestes.

4 Œuvres complètes, Teulet, Paris, 1810-1843, 2 vol. — Cf. Seues Archic. y Vil, 519. Cf. Friedrich Kurze : Einhard (Berlin, Gartner, 1899, in-8 # ).

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