L. P., I, CC1L
3 Schiller, Rom. Gesch., Il, 180.
4 Lactance : de Morte Persecutorum,29. — Baehrens, 114.
4 De Rossi, Ins. Chr ., Il, 62, 103, 138; R. S., II, 204.
« Ihm, 28, 46, 88 ; p. 33, 49, 92.
7 Apronianus se trouve dans les textes développés du férial, mais encore au 6 des ides d'aoùt. Le nom de Sisinnius se lit fréquemment dans le férial jamais Voie Salara, à la date donnée par les gestes. Le 11 des kal. de décembre, on trouve un Sisinnius et un Saturninus , mais celui-ci est attribué à Antioche, celui-là à Auch.
<( sés se plaignent au consul Celerinus qui livre Chrysanihe « et Üarie au tribun Clauduts : celui-ci, touché par la grâce « se convertit avec sa femme Hilaria , Maurus et J as on, ses « fils et sept soldats. Tous sont décapités par ordre de Numé- « rien et ensevelis ensemble non loin d'un aqueduc antique, « Voie Salara. Hilaria que les persécuteurs ont oubliée place « chacun de ses fils dans un sarcophage ; saisie peu après , « elle meurt tout d'un coup et est ensevelie par ses deux « servantes dans son champ; on y élève un petit oratoire « — Cependant Chrysanihe et Darie sont, l'un jeté en prison, « F autre conduite au lupanar. Torturés tous deux par Celeri - « nus , ils sont conduits Voie Salara, dans un arénaire, et y « sont lapidés dans une même fosse ; et, comme leurs miracles « attirent une foule immense , Numérien fait un jour murer « l'entrée de l'oratoire, et tous « les visiteurs deviennent mar- « tyrs, entre autres le prêtre Diodore et le diacre Mater in 1 . »
Deux points semblent assurés : le lieu de la sépulture et l’époque des martyrs. Le férial, au 3 des kalendes de décembre, les Itinéraires, notamment la Notifia, un Codex Wissemburg 2 confirment, quant au premier point, l’indication des gestes ; et les découvertes les éclairent: on a retrouvé, non loin de l'endroit qu’ils indiquent, des conduites d’eau appartenant à un ancien aqueduc 3 . Quoi qu’on ait dit, l’époque de Numérien ne saurait être rejetée à la légère. Pour qui veut bien réfléchir à ces deux faits : 1° l’immense popularité de Valérien parmi les rédacteurs de légende; 2° l’unanimité de la tradition paléographique attestant toujours Numérien, il devient très difficile d’admettre que nos martyrs n’aient aucun rapport avec ce Numérien. — Comment donc en expliquer la naissance, puisque Numérien ne résida jamais à Rome: nommé César par Carus son père, en même temps que Carinus son frère, en octobre 282 4 il part aussitôt pour la guerre perse 5 , devient Auguste en
1 Le texte grec peut être du vin* siècle, contemporain d'Etienne 111 (752-757) ; son allure prétentieuse et pédante le distingue des textes gothiques ; il a été composé sur un texte de cette époque que connaissait Grégoire de Tours ( Gl . Mart ., 37. — Kmsch , p. 512) : la révélation du tombeau que mentionne celui-ci est un trait ostrogothique, absent de notre rédaction.
2 Rom ., Quart., 1887, 161.
s Bosio, R. S., 488-503. — De Rossi, Rul. y 1873, 11.
* Schiller, I, 882.
Tillemont, III, 282, 726,
SAINT GETULIUS
Gestes de saint Getulius.
août 283, guerroie en Pannonie, puis sur les bords de l’Euphrate et du Tigre ! , devient empereur en décembre 283, ramène l’année par la Mésopotamie et l’Asie Mineure et est assassiné par Aper sur les rives du Bosphore en septembre 284 * : pendant ce temps Carinus son frère régnait à Rome. Où donc la tradition a-t-elle pris naissance d’un martyre romain ordonné par Numérien?
La question est fort obscure : une seule hypothèse se présente, assez incertaine, il est vrai : deux martyrs de Rome, Chrysanthe et Darie, plus ou moins inconnus, auraient été confondus avec un couple Chrysanthe-Darie, ou avec un Chrysanthe, ou avec une Darie placés à l’époque de Numérien. Un passage des gestes raconte que Numérien ordonna de jeter à la mer le tribun Claudius après lui avoir attaché une pierre au cou 1 2 3 ; pareille tradition ne peut être née que dans un port de mer. Or le férial mentionne, au 15 des kaïendes d’août, la fête d’une sainte. Daria, à Constantinople. D’autre part, deux personnages sont associés à Chrysanthe et Darie par les textes liturgiques, qui sont inconnus à notre rédaction, Saturninus 4 et Marinianus 5 : n’est-il pas permis de conclure qu’un rédacteur a combiné une tradition de Constantinople, avec une tradition salarienne 6 ?
« A u temps d'Adrien , Getulius est saisi par le vicaire « Cerealis à Gabies en Sabine; aidé d’Amantius, son frère, « il convertit son persécuteur et le fait baptiser par Sixte. « Adrien rapprend par le caissier Vincenlius, fait juger les « coupables à Tibur par le consularis Licinius et les fait « brûler Via Salara au trentième mille , en Sabine, au-delà « du Tibre, dans un champs appelé Capreo/is. Comme les « flammes respectent le corps de Getulius, il a la tête écrasée « et est enseveli dans son château, en Sabine, au lieu appelé « Capri, dans la ville citée plus haut, dans un arènaire de « ses propriétés. »
1 Vita Cari, 8. — Schiller, I, 883.
2 Vita Cari, 12.
3 25 octobre, § 20, p. 481.
* F. IL, 111 kl. dec. — De Rossi, Ins. Chr., II, 103.
& VI kal. nov,, p. 136.
6 La date de l’anniversaire paraît incertaine: le férial donne le III kl. . dec. pour Thrason ; et le pridie idus aug. Des remaniements postérieurs
Gestes de saint Nérée.
Ce Getulius ne se retrouve pas clans le férial. Mais Gabies de Sabine a été découverte en 1757 dans la moderne Terri 1 ; quant à la catacombe, on croit en avoir retrouvé la trace* 2 . Le lieu de la sépulture est confirmé. On ne peut rien dire touchant la date de l’anniversaire ni du martyre.
« Victorinus et Maro qui ont remplacé Nérée et Achillée « dans la confiance de F/avie Domitille et l'exhortent à « demeurer vierge , sont exilés par le comte Aurelianus dans u ses terres de la Voie Salara , Victorinus au soixantième mille, « Maro au cent trentième. Victorinus guérit le vice dominas « du lieu , paralytique depuis trois ans; Maro guérit rhydro- « pisie du procurateur de Septempedum. Furieux , Aurelianus « ordonne leur mort : Victorinus est suspendu pendant trois « heures au-dessus des eaux sulfureuses de Cotilias et est « asphyxié ; des chrétiens d' A mite me dérobent son corps et « P ensevelissent chez eux. Maro doit être écrasé sous une « pierre énorme , d après l'ordre qu'apporte Turgius, ami « d' Au reliât tus ; mais le saint porte cette pierre que soixante- « dix hommes pourraient à peine remuer, sur une distance « de deux milles ; toute la population se convertit; mais le « consularis le tue. On creuse alors une église dans la pierre « que le martyr a portée sur ses épaules. »
Victorinus est un saint d'Amiterne, comme l’attestent le bourg de San Yittorino construit sur les débris de la ville antique 3 et l’inscription de l’évêque Quodvultdeus 4 conservée sur un vieux sarcophage : il est mentionné dans le férial, le 24 juillet'*.
Maro est regardé comme l'apôtre du Picenum. Si, à Septempedum, il a cédé la place à l’évêque Severinus — qui a donné son nom à la ville, San Severino — il est vénéré comme le patron d’Urbisaglia; on garde son image à Tolentino; il a un
donnent VI k. nov ., XIII K. ianu. En 390, un Polemius fut préfet du prétoire en Italie.
1 Galletti : Gabio scoperto ove è ora Torri , Koma, 1757, p. 11.
" Stevenson, Cimitero di S Zotico , p. 61. — Bull., 1880, 108. — Nuovo Bull., 1897, 161.
3 Hans Àchelis, 46.
4 C. I. L., IX, 4320. — Marangoni, Acta Victonni, p. 26.
5 F. H,, p. 54. Les Aquae Cutiliae , d'après VItin. Antonini se trouvent à 41 milles de la borne des Cent Milles, d'interocrium (Antrodoco). Achelis, 60-