SAINT MONTANTS
celle de Césaire ; on voit comme on peut tenter d'expliquer le fait: c’est l’importance maritime de cette côte 1 , le mouvement commercial dont elle fut toujours le siège qui expliquent sans doute que les légendes qui s’y développèrent n’aient pas été sans ressentir l’influence des cultes asiatiques, soit chrétiens soit païens.
1 Attestée dès la plus haute antiquité. C’est à la même région terracinaise et au même mont Circeo que se rattache une autre légende: elle présente, du reste, la même physionomie a demi romaine que les précédentes. « Après la € mort de Félix , son frère, qui porte le même nom, est présenté au préfet de € la ville, Draccus ; il annonce à celui-ci que , s'il est conduit au Capitole, « il renversera Jupitei', prince des démons . Draccus, effrayé, se bouche les « oreilles et l'envoie prudemment au mont Circeo pour être employé au.r 4 carnères. Félix y trouve le tribun de Noie, Probus , il guérit sa fille et sa 4 femme et le convertit ; dénoncés au Consulans, Dieu les protège. Revenu à « Noie, avec le tribun , Félix met en fuite les démons, brise l'idole d'Apol- 4 Ion, opère mille miracles, convertit le pays; il vit douze ans encore dans 4 la même ville, puis va à Notre-Seigneur Jésus-Christ. *
Nous avons évidemment ici une réplique de la légende de saint Félix de Noie, dont les gestes, du reste, copient par endroits ceux de Cyriaque.
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