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recouvre d’abord la greffe de bandelettes de protective préalablement désinfectées larges de 2 à 3 c., et imbriquéesles unes sur les autres. Elles ont le triple avantage de se mouler parfaitement sur la plaie, de ne pas y adhérer et de la protéger contre les tiraillements qui se produisent lorsqu’on renouvelle le pansement. On applique par-dessus les gazes antiseptiques ordinaires qu’on recouvre de coton salicylé, puis de coton ordinaire. On maintient le tout par des tours de bande. Ce pansement peut rester en place 5 à 8 jours.
MM. Monod et Socin ont également adopté le pansement sec ordinaire, mais ils remplacent la protective par le papier d’étain.
Pour les très petites greffes d’un ou de deux lambeaux, on peut supprimer ce pansement, surtout sion ne craint pas les frottements: on peut à la rigueur se contenter de les enduire d’une couche de vaseline.
Il faut signaler aussi à propos du pansement une cause défavorable à la greffe : le refroidissement prolongé. Les lambeaux soustraits à l'influence de la circulation n’ont plus qu’une vie très chétive et si on n’a pas soin de leur fournir la chaleur nécessaire au travail moléculaire des cellules en luttant contre les pertes par rayonnement, il en résultera des troubles funestes et la nutrition diminuera dans ces milieux transplantés.
Déjà Martin avait insisté d’une façon toute particulière sur l'action bienfaisante de la chaleur pour conserver la vie dans les tissus hors de l'organisme. Aussi serait-il bon de réunir dans le pansement toutes les conditions nécessaires pour lutter contre la déperdition de chaleur. Le coton en feratous les frais, il ne faut donc pas en être trop ménager.
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Le pansement doit en outre réaliser une autre condition, c’est d’immobiliser la partie greffée. On y parviendra en plaçant les membres dans des gouttières et des attelles. Pour les autres parties du corps, il faudra veiller à la solidité du pansement et surtout avertir le malade de rester immobile.
Une compression légère est aussi utile afin de diminuer le suintement de la plaie et d'appliquer les greffes sur le tissu à réparer. Il ne faut pas évidemment y mettre de l’exagération.
Pour la surface qui à servi à fournir les greffes, un simple pansement humide semble le meilleur, au moins pendant les premiers jours.
En effet, le pansement sec adhère très facilement à cette surface légèrement saignante, lorsqu'on l’enlève on arrache de nouveau la surface blessée et le suintement sanguin se reproduit. On arrive ainsi à voir une érosion de mince importance demandant un temps assez long pour guérir.