LS ASS
ne comptait que deux insuccès (Thèse Ed. Métin, Lyon, 1888). Mais on connait la valeur des statistiques et d’ailleurs combien ne verrait-on pas augmenter le nombre des insuccès dans la pratique extra-hospitalière dont on s’occupe trop peu dans les travaux des facultés et dont cependant l’action, pour être plus modeste et plus silencieuse que celle de nos cliniques universitaires, ne s’en exerce pas moins sur une masse CONSIdérable d'individus.
Examinons maintenant la méthode indienne dans laquelle on dessine au voisinage de la plaie un lambeau capable de la recouvrir. Lorsque cette partie de tissu sain est libérée, on la renverse sur la perte de substance en faisant subir une torsion plus ou moins grande au pédicule qu’on a soin de conserver. Ce pédicule sert à nourrir le lambeau et à empêcher sa gangrène pendant que l’adhérence se fait. Cette méthode a aussi l'inconvénient de créer des pertes de substances assez considérables et de ne pas être toujours applicable faute de tissu suffisant dans le voisinage : ce qui se rencontre souvent.
La gangrène pour être moins à craindre que dans la méthode italienne peut également se produire dans ce procédé.
Enfin l’hypertrophie du lambeau autoplastique n’est pas rare et constitue une difformite désagréable qui est encore augmentée dans beaucoup de cas par l’exubérance du pédicule qui par suite de sa torsion reste incapable de se placer dans le plan des autres tissus.
Les greffes cutanées furent aussi employées contre les difformités cicatricielles, surtout en chirurgie oculaire. Mises en pratique pour la première fois par Lefort en 1872, puis par Sichel, H. von Carion et Wecker, elles furent ensuite en 1875 l’objet d’une note d’un chirurgien écossais Wolfe qui erut