‹ Étude sur les greffes dermo-épidermiques: Par la Méthode dite de ThierschChapitre 9 sur 29 · ET À RS · texte numérisé non relu

ET À RS

vais état d’une plaie n’entraine pas forcément un échec et que, sion ne peut le changer, il est encore permis d’essayer les greftes.

Une fois la plaie préparée et désinfectée, on s’occupe du raclage des bourgeons charnus, opération facile grâce à l’usage de la curette tranchante qu’on promène également sur les bords indurés de la plaie. Ces tissus laissent après leur chute une plaie fraîche.

L’hémorragie ainsi produite est peu dangereuse et on en a vite raison grâce à une compression méthodique. La ligature est rarement nécessaire, dans les cas un peu gênants on peut toucher légèrement le point qui fournit l’écoulement sanguin avec la pointe du thermo-cautère : cette légère cautérisation n'empêche pas l’adhérence.

L’hémostase en raison de son importance mérite d’attirer toute l’attention du chirurgien. Les lambeaux dans les premiers moments se trouvent en effet séparés de la plaie par une couche intermédiaire formée en grande partie, sinon totalement, par l’extravasation sanguine et cette couche pour donner une guérison complète doit faire place à un tissu mieux organisé: dès lors on comprend que, plus elle sera épaisse, plus le travail réparateur sera lent. La vitalité de la greffe est également intéressée dans cette question de lhémostase. On voit se produire pendant que les adhérences se forment une émigration de cellules rondes à noyaux multiples allant de la plaie à la greffe à travers cette couche intermédiaire et dont le rôle serait surtout d'assurer la nutrition : car en ce moment les vaisseaux des lambeaux n’ont aucune communication avec ceux de la surface qu’on a voulu recouvrir. La nutrition sera donc d'autant plus retardée que le

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