‹ Étude sur les hématomyéliesChapitre 10 sur 150 · DEUXIÈME PÉRIODE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PÉRIODE

matisme, le ramollissement rouge dans lequel l'extravasation du sang se produit dans le tissu nerveux comme dans tout infarctus, l’encéphalite dans ses formes subaiguës, où l’extravasation du sang est fréquente, et enfin l’hémorragie cérébrale proprement dite ?

« Évidemment on protesterait contre de pareilles confusions, on inviterait celui qui les commettrait à tenir compte des travaux remarquables faits depuis le commencement de ce siècle, à se mettre, pour ainsi dire, au courant de la science, à ne pas enfin embarrasser et obscurcir, comme à plaisir, un sujet que les travaux de plusieurs générations successives ont, à grand’peine, commencé à élucider.

« Et cependant, ces erreurs, qui représenteraient l’état antérieur de nos connaissances sur les maladies de l’encéphale, ont pour ainsi direcours actuellement dans la science en ce qui touche les lésions de la moelle épinière... (1). »

Il était, en effet, assez facile de montrer l'erreur de ceux qui entendaient enfermer dans leur conception d’une hématomyélie unique des accidents hémorragiques d’origines très différentes. En d’autres termes, il devenait évident qu'il n'y avait pas une hématomyélie, mais des hématomyélies. |

Peut-être eût-il été plus scientifique de s’en tenir à cette constatation, mais on n'avait détruit que pour reconstruire. M. Hayem prit dans sa thèse successivement chacune des trente-quatre observations d’hématomyélie spontanée qu’il avait pu réunir, et, appliquant

(1) Have, loco cit,, p. 134.

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