‹ Étude sur les hématomyéliesChapitre 19 sur 150 · HÉMATOMYÉLIES SANS LÉSIONS DU RACHIS · texte numérisé non relu

HÉMATOMYÉLIES SANS LÉSIONS DU RACHIS

Quelquefois c’est un choc direct dont la résultante à été une lésion vertébrale, dorso-lombaire surtout, comme par exemple la chute d’un corps pesant, tombant de plusieurs mètres de hauteur.

Ce sont aussi les écrasements, accidents de machine, tamponnement par une locomotive ; on pourrait multiplier les exemples à l'infini.

A côté des fractures se placent les luæations — à peu près dans les mêmes conditions —'et aussi certains écrasements vertébraux du mal de Pott.

Toutes ces lésions peuvent agir : directement — c’est le cas le plus simple, celui que nous avons supposé en premier lieu.

2° Ou bien {ndirectement, sans attrition d'aucune sorte, sans qu'une vertèbre comprime ou effleure la moelle, — et l'existence de ce deuxième groupe de faits est affirmée par cette circonstance que les traumatismes peuvent produire de l’hématomyélie sans fracture ni luxatton.

Ce sont là, à proprement parler, les hématomyélies traumatiques, et elles justifient bien une étude spéciale, puisque, en pareil cas, l’épanchement hémorragique constitue la seule lésion de la moelle.

Quelles en sont donc la cause et la pathogénie ?

Elles avaient été signalées depuis assez longtemps, mais considérées à tort comme des résultats d’une compression passagère, due par exemple à une luxation spontanément réduite. Ce fut surtout Thorburn (4) qui

(4) THonsunn, «Cases of injury Lo the cervical region of the spinai cord.» Brain 1887. (Nous ferons remarquer qu'un certain nombre d'auteurs, de différents pays, orthographient à tort Thornburn).

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