C. — Hématomyélies par décompression
atmosphérique brusque.
Voici maintenant un cas assez spécial, que certains auteurs hésitent à faire rentrer dans le cadre des hématomyélies, en raison de la complexité des lésions observées. Mais il en est ici à peu près comme pour la commotion médullaire, et s’il est certain que tous les phénomènes
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présentés par les malades ne peuvent pas être mis sur le compte de l'hémorragie seule, il n’en est pas moins vrai que cette hémorragie y est extrêmement fréquente, pour ne pas dire constante. À ce titre, et sans insister, du reste, sur ces accidents complexes, nous signalerons ici la décompression brusque, de même que dans la partie consacrée à nos expériences personnelles, nous laisserons une place aux hématomyélies obtenues par commotion médullaire, et par décompression brusque.
Les accidents d’origine médullaire de la décompression brusque peuvent s’observer avec les divers appareils dans lesquels l’homme est soumis à une forte pression atmosphérique : cloches à plongeurs, caissons à air comprimé, scaphandres, etc.
Il ne semble pas qu’on en ait remarqué avec les cloches à plongeurs, et ce furent seulement les appareils plus perfectionnés, partant où la compression était plus forte, comme les caissons inventés par Triger en 1841, et les scaphandres, qui en fournirent des exemples.
Ce furent Pol et Watelle, puis Guérard en 1854 qui firent la première étude d'ensemble sur ces accidents. Leur mémoire, publié dans les Annales d'hygiène publique et de médecine légale, avait été écrit en 1847, et présenté, peu de temps après, à la Société des mines de Douchy (Nord), dont ils étaient les médecins. Ils montrèrent que les accidents avaient toujours lieu au moment de la décompression.
« Le danger n’est pas de pénétrer dans un puits comprimé, il n’est pas davantage d'y séjourner plus ou moins longtemps ; la décompression seule est à craindre ; on ne paye qu’en sortant. »