‹ Étude sur les hématomyéliesChapitre 26 sur 150 · CAISSONS A AIR COMPRIMÉ · texte numérisé non relu

CAISSONS A AIR COMPRIMÉ

En réalité, la durée de la compression à, au contraire, une assez grande importance.

En même temps que se généralisait l'emploi des caissons à air comprimé, en particulier pour le fonçage des piles de ponts, les accidents paralytiques se multipliaient.

Babington et Cuthbert consacrèrent un mémoire à l'étude médicale des accidents observés pendant la fondation du pont de Londonderry, en octobre 1861. Ils assisterent à plusieurs morts, consécutives à des phénomènes paralytiques, malheureusement aucune autopsie ne put être faite. | À la même époque, le pont de Kehl, sur le Rhin, était construit par la méthode des caissons, Ce furent des accidents survenus pendant les travaux que décrivirent François, en 1860, et aussi en 1861 M. Bucquoy, dont les recherches, exclusivement physiologiques, s’écartent un peu de notre sujet. Un peu plus tard, Foley rapporta les accidents des tubistes lors de la construction du pont d'Argenteuil sur la Seine. Les symptômes furent très bien observés par lui, mais il commit l'erreur grave, au point de vue prophylactique, d'attribuer les accidents au refroidissement, et de conseiller la décompression brusque.

L'expérience des ingénieurs et des médecins s inscrivit aussitôt en faux contre ces conclusions, que les événements devaient bientôt condamner définitivement.

« En 1869, un travail vraiment gigantesque fut entrepris à Saint-Louis (États-Unis). Un pont à deux piles fut jeté sur le Mississipi. A la pile de l’est, la profondeur atteinte fut de 33 m.70 en contre-bas des eaux ordi-

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