‹ Étude sur les hématomyéliesChapitre 35 sur 150 · GÉNÉRALITÉS · texte numérisé non relu

GÉNÉRALITÉS

ont hésité longtemps, et hésitent même encore sur leur nature ; parfois on les à considérés comme des veines, parfois comme des vaisseaux lymphatiques. Les injections de Kadyi portent à croire que le vaisseau vertical qu’on rencontre au voisinage du canal épendymaire est dans la règle une de ces branches de division de l’artère centrale. Il n’est pas prouvé, cependant, qu’une veine ne puisse pas, quelquefois, prendre sa place. |

Tout le long de leur trajet ascendant et descendant, ces vaisseaux émettent une foule de rameaux, qui se capillarisent après un trajet plus ou moins long dans la substance grise centrale, dans la corne antérieure, la colonne de Clarke, et la partie la plus antérieure de la corne postérieure.

Le reste de la corne postérieure est sous la dépendance d’un réseau moins riche en ramifications. Les artères radiculaires postérieures tirent leur origine du sillon collatéral postérieur, où elles s’échelonnent en série irrégulière. Leurs branches les plus antérieures arrivent jusqu’à la colonne de Clarke, dont l'irrigation est encore assurée par un troisième système, celui des rameaux de l'artère interfuniculaire, ou artère du sillon médian postérieur.

Ainsi, sur les côtés de la substance grise centrale, en arrière du canal de l’épendyme, trois sources d'irrigation artérielle entremêlent leurs rameaux. Il n’y a certes pas d’anastomoses directes, car on sait que toutes ces artères intra-médullaires sont terminales, au sens de Cohnheim. Maisil ya pénétration intime d’un territoire dans un autre, multiplication et enchevêtrement des capillaires, vascularisation exagérée par rapport au reste de l'organe.

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