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IV. — Hématomyélies par décompression brusque

Les hématomyélies par décompression brusque ont passé par les mêmes divergences d'interprétation que la commotion médullaire, et que l’hématomyélie en

général.

Les premières autopsies faites chez l’homme avaient mis en évidence des foyers hémorragiques de la substance grise, surtout de la moelle lombaire. On admit donc l’'hématomvélie ; et les résultats de Paul Bert, qui constatait du sang épanché dans la moelle des animaux soumis à ses expériences, confirmaient cette manière de voir.

Mais lorsque se perfectionnèrent les notions sur l’infarctus hémorragique et le ramollissement de la moelle, on put penser que le mécanisme des accidents était en réalité le suivant :

En premier lieu, embolie gazeuse, ramollissement ischémique secondaire, puis infiltration hémorragique terminale. Le sang n'avait donc aucune part dans la constitution du fover, dont les seules limites étaient celles du territoire dont l'artère nourricière était oblitérée.

Cette théorie, qui concordait bien avec ce que l’on savait de la circulation de la moelle, et avec les résultats de quelques autopsies, où on avait trouvé des ramollissements sans myélite, avait été confirmée par différentes recherches expérimentales, dans le détail desquelles nous n'avons pas le loisir d'entrer.

Mais il importe de se rappeler les conclusions de l’étude comparée que M. Hoche, l’un de ceux pourtant qui soutiennent cette théorie, a faite sur le système vasculaire de la moelle de divers animaux. Il est certain que la moelle de l’homme a tout à la fois le système vasculaire le plus développé et le plus propre à produire des hémorragies plutôt que des ramollissements ischémiques.

Dans le phénomène de la décompression brusque, il y a bien autre chose que la simple embolie gazeuze, et c’est,

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