I. — Phénomènes tardifs
L'interprétation des phénomènes tardifs présentés par certains malades atteints d'hématomyélie est à l’heure actuelle l’un des points de cette question qui a excité le plus d'intérêt. Cet intérêt se lie surtout aux théories pathogéniques de la syringomyélie d'origine traumatique.
Depuis assez longtemps on avait remarqué que des syringomyéliques avaient été victimes d'accidents sérieux, quelque temps avant l'apparition des premiers symptômes.
Le professeur Oppenheim en 1886, les travaux de Mie Baümler, de M. Schlesinger, de M. Brühl, d’autres encore, réunirent un certain nombre de ces cas de syringomyélie traumatique. Pendant que ce travail se poursuivait, et que l’on cherchait le lien entre le traumatisme etle développement de la gliose, M. Minor, de Moscou, vint communiquer au Congrès de Berlin en 1890 plusieurs cas observés par lui, qui avaient été d'abord des exemples typiques d’hématomyélie traumatique, et chez lesquels, plus tard, une syringomyélieavec ses manifestations cliniques classiques était apparue.
L'année d'avant, il avait présenté au professeur Raymond, au cours d’une mission que ce dernier accom-