TRAVAUX DE MINOR A
plissait en Russie (1), un malade qu’il considérait comme atteint d’une syringomyélie ordinaire.
En comparant son observation à celles d’autres malades qu'il suivait en même temps, il était amené à modifier son diagnostic, et à admettre une hématomyélie primitive.
Ces faits nouveaux exciterent une vive attention, et, il faut bien le dire, un certain étonnement. La tendance à considérer la syringomyélie comme l’une des plus indestructibles des entités nosologiques nouvelles, était tellement répandue, qu’on put quelque temps se demander s’il n’y avait pas dans les faits présentés par M. Minor, quelque erreur d'interprétation.
Mais d’autres observations vinrent s'ajouter aux premières. Celles de M. Minor, échelonnées dans une série de publications que l’on trouvera résumées dans ce travail, formaient un noyau, autour duquel des cas isolés venaient témoigner en faveur de la théorie.
Ce furent des exemples d’hématomyélie traumatique surtout.
Puis des faits plus spéciaux. Le 15 novembre 1895, M. le professeur Raymond présentait, à la clinique de la Salpêtrière, un enfant de six ans, venu au monde en état d’asphyxie, par suite des difficultés de l’accouchement, et atteint depuis sa naissance de paralysie des membres supérieurs avec symptômes syringomyéliques. Le diagnostie porté par lui était celui d’hématomyélie probable du renflement cervical.
(1) F. Ravmonn», L'étude des maladies du système nerveux en Russie,
Paris 1889.