‹ Étude sur les hématomyéliesChapitre 62 sur 150 · ÉVOLUTION DES LÉSIONS · texte numérisé non relu

ÉVOLUTION DES LÉSIONS

Cette leçon ne fut publiée dans le Progrès médical qu’en 1896, et dans le deuxième volume des Cliniques du professeur Raymond en 1897. Dans l'intervalle avait paru un travail du professeur Schultze de Bonn, que nous avons déjà signalé, et qui admettait la part possible de l’hématomyélie par dystocie à l’origine de certaines syringomyélies infantiles.

Puis d’autres auteurs, M. Brissaud, Redlich et Schlesinger se ralliaient plus ou moins complètement à cette manière de voir.

En 1897, au congrès de Moscou, M. Minor apportait huit cas nouveaux, avec autopsie, d’'hématomyélies avant donné des symptômes svringomyéliques. Reprenant les faits déja connus, il arrivait aux conclusions suivantes :

I. — Dans les cas graves, suivis d’autopsie, d’affections traumatiques de la moelle (par suite de fracture, luxation, déplacement, etc., des vertèbres), on peut généralement constater l'existence de deux sortes de foyers, dont les uns pourraient être appelés foyers locaux, les autres foyers localisés.

Il. — Le foyer local se trouve directement sous l'endroit de la lésion osseuse et consiste dans une simple destruction mécanique et désordonnée (contusion, écrasement) de la substance médullaire. Dans quelques cas rares (suivis d'autopsie) de compression moins grave, on peut trouver une myvélilte par compression.

HI. — Au-dessus et au-dessous du foyer local uni ou bi-lateralement on peut constater, dans la majorité des cas, lexistence de lésions nettement localisées.

IV.— Cette localisation est toujours la même ; le plus souvent elle occupe la substance grise centrale de la corne antérieure et postérieure ; plus rarement elle occupe un territoire bien

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