TEMPÉRATURE
culature vésicale et rectale est la première paralysée, et la tonicité au moins relative des sphincters se maintient — d’où phase de rétention qui précède l’incontinence ultérieure.
La sensibilité de ces réservoirs est perdue en même temps que leurs fonctions motices, et les aptitudes génitales s’évanouissent. Les réflexes sont absents, parfois la température locale est abaissée dans les membres atteints; il semble que brusquement la vie se soit retirée de la moitié de l'organisme.
Parfois même il semble, dès le début, que la mort doive bientôt survenir. À la paralysie de la musculature inférieure se joint de la faiblesse des muscles respiratoires, qui peut assez rapidement se dissiper, ou bien au contraire, croître encore, et emporter le malade au milieu du cortège symptomatique des lésions de la partie supérieure de la moelle cervicale. On à noté parfois une tendance légère au collapsus. La température générale s’abaisse, fait bien connu depuis les expériences de Claude Bernard, de Tscheschichin, de Pochoy, des professeurs d'Arsonval et Ch. Richet, de M. Langlois. La radiation calorique augmente dans des proportions considérables, dans les premières heures qui suivent l’hémorragie, pour peu que celle-ci ait créé des désordres importants. Le plus souvent l’augmentation de la thermogénèse annihile en partie les pertes par radiation; quelquefois, pourtant, elle est insuffisante (1).
Mais la gravité de cette paraplégie, si l'on excepte les cas où la lésion à porté sur les centres de la moelle supé-
(1) Voir Ch. Ricuer, La Chaleur animale, 1889, p. 243 et P, LanGLois, Archives de Physiologie, 1894, p. 342.