PHÉNOMÈNES TARDIFS
rieure, est plus souvent apparente que réelle. Au bout de peu d'heures, de peu de jours au plus, les phénomènes rétrocèdent en partie.
C'est un certain degré de sensibilité qui reparait, c’est le retour de la motilité dela musculature abdominale, ce sont les sensibilités réflexes qui se réveillent.
Et parfois très rapidement, tous les symptômes s’amendent, le malade est sur la voie, non d’une guérison complète, car les lésions destructives de la moelle, comme l’est fatalement l’hématomyélie importante, ne se laissent pas volontiers définitivement oublier.
Mais c’est vers une guérison relative qu’il marche, vers un degré d'amélioration au delà duquel tout progrès s'arrêtera. C’est vers la troisième, la sixième, la dixième semaine, que l'affection se fire le plus souvent. Il persiste alors un état parétique plus ou moins marqué des membres inférieurs, auxquel la dégénération pyramidale communique un Caractère spasmodique rarement absent.
Les réflexes tendineux exagérés, le clonus du genou et du pied en sontles témoins naturels.
Des atrophies se manifestent aussi, soit étendues à tout un membre, ou à tout un segment, soit plutôt localisées à certains groupes musculaires. L'étude des réactions électriques en confirme la nature.
Les sensibilités revêtent alors des caractères différents suivant les cas. Ou bien des anesthésies étendues persistent, — mais ce faitest exceptionnel, — ou bien au contraire on n’en retrouve plus trace, — ou bien enfin la sensibilité est dissociée à la manière syringomyélique. Nous aurons plus loin à nous expliquer sur ce phénomène.