LA TEMPÉRATURE N’EST PAS UN CRITÉRIUM AA
d’hystéro-épilepsie, dans lesquelles les malades ont de la peine à retenir leurs urines, vous ne verrez jamais ou presque Jamais une incontinence persister, surtout pendant plusieurs mois. Le rétrécissement du champ de la conscience totale, chez les hystériques, s'arrête donc en dehors des limites du champ de la conscience vésicale et rectale. » (Brissaud. Zbid, p.170.)
On peut écarter les hémorragies méningées, qui n’appartiennent guère qu'aux pachyméningites alcooliques, et la sclérose en plaques, dont les ictus ne ressemblent guère à une hémorragie spinale.
La syringomyélie peut avoir un début brusque, et de plus, elle donne assez souvent lieu à une hématomyélie secondaire. Ici il n’y a pas de règles générales à indiquer pour le diagnostic, l'examen minutieux des symptômes pourra seul imposer une conviction.
Il en va de même pour la myélite aiguë apoplectiforme, que l’on entende par là les cas réunis sous ce nom par M. Hayem, et qui reproduisent en général le complexus symptomatique d’une paraiysie ascendante, type Landry, — ou bien des observations dans le genre de celle de M. Jaccoud, de M. Williamson que nous avons signalées plus haut.
Quand les phénomènes fébriles et l'extension ascendante de la paralysie existent, on pense plutôt à la myélite, mais il ya des hématomyéliesavechyperthermie, etdes myélites où l'élément infectieux reste latent. M. Brissaud a encore insisté sur un autre trait commun à certaines myélites aiguës et à certaines hématomyélies ; c’est une hyperesthésie extrême des membres atteints, dont la sensibilité tactile est abolie. Les malades ne sentent plus
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leurs membres, mais un simple frôlement de l’épiderme produit chez eux le même effet qu’une brülure, et leur arrache des cris.
Plus souvent entore que le début apoplectiforme, la localisation d’un foyer d’hématomyélie peut faire hésiter le diagnostic, et sans insister de nouveau sur les cas où le traumatisme s'accompagne de symptômes médullaires alors qu’il n’y a pas d’hémorragie épanchée, il est des circonstances où la distinction est en quelque sorte impossible.
C’est ainsi qu'on à pu hésiter entre l’hématomyélie et une paralysie radiculaire, un cas de Charcot {Archives -de Neurologie, 1891, p. 161) en est un exemple caractéristique. Il à fallu d’autres fois chercher la cause d’une rigidité spasmodique infantile, et éliminer l'hypothèse de diplégie cérébrale (Raymond). T1 à fallu faire la distinction de l’hématomyélie du cône terminal et des lésions de la queue de cheval.
Et surtout, il à fallu expliquer comment, à la suite de certains traumatismes, apparaissent des symptômes de syringomyélie.
La dissociation de la sensibilité à pu, à un moment donné, être considérée comme un signe certain de gliose ; nous savons que non seulement on peut la rencontrer fréquemment dans l’hématomyélie, dès le début, avant toute réaction névroglique possible, mais encore qu'elle existe parfois dans les myélites aiguës, traumatiques ou infectieuses, dans l’hématorachis, dans les tumeurs, dans une foule de cas pathologiques enfin, et que par conséquent sa valeur différentielle est nulle.
Semblable constatation pourrait être faite, comme nous