‹ Étude sur les hématomyéliesChapitre 97 sur 150 · EXPÉRIENCE II · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCE II

semble atrophiée, par rapport à l’autre côté, où les poils restent dressés.

En réalité, l'animal a maigri (il ne pèse plus que 2 k. 650 au lieu de 2k. 850) mais par la palpation des masses musculaires, on ne trouve pas d’atrophie véritable.

Les réflexes rotuliens sont toujours exagérés, également des deux côtés; quelques très rares secousses de trépidation spinale du pied gauche (provoquée comme plus haut). La paralysie qui semble totale, l'animal ne pouvant que fléchir la cuisse sur le tronc, en se servant des muscles du tronc, est flasque. Pas trace de contractures.

Pas de troubles de sensibilité.

8 octobre. — Même état. L'animal reste couché sur le côté gauche ; mange de bon appétit. Rétention d'urine. La vessie se vide par regorgement, et l’animal reste baïgné dans son urine. Celle-ci s'écoule abondamment, quand on soulève l’animal par les oreilles, par tension de la sangle abdominale.

L’atrophie du train postérieur semble réelle.

Paraplégie complète.

Grosse exagération des réflexes rotuliens, surtout à gauche.

La plaie du dos s’est infectée. Les téguments sont tendus, à l’entour, par une tuméfaction dure.

10 octobre. — L’etat de l'animal s'aggrave. La plaie cutanée laisse écouler, quand on appuie, un filet de pus, et l’empâtement de voisinage a gagné.

Toujours mêmes signes du côté de la motilité et des sphincters. La sensibilité semble tres diminuée, mais non absente.

11 octobre. — Même état. Malgré sa paraplégie complète, il mange bien, et le train antérieur reste vif dans ses mouvements.

On fait une incision latérale à la plaie qui laisse échapper quelques centimètres cubes de pus. Pas de modifications de la paraplégie.

Mort par le chloroforme en deux minutes environ.

Page 1