‹ Étude sur les hémokoniesChapitre 13 sur 47 · TRO EN · texte numérisé non relu

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Quand ils sont appelés pour résister à l'invasion des bactéries, les leucocytes granulés peuvent abandonner leurs granulations au fluide ou aux tissus environnant.

Cette théorie fait comprendre non seulement la destruction des bactéries par des cellules libres dans le fluide, mais aussi la production d’alexine par les leucocytes ; elle donne en outre une explication meilleure de l’hyperleucocytose de l'infection sur laquelle Metchnikoff a tellement insisté etelle ne dénie pas que les leucocytes puissent lutter contre les bactéries soit quand ils sont vivants, soit quand ils sont détruits, en ce dernier Cas alors au-moyen de leurs granulations germicides.

Nicuozzs. — A.-G. Nicholls, Professeur-adjoint de Pathologie, médecin assistant à l'Hôpital royal de Victoria à Montréal, s’est occupé des hémokonies dans un article du Journal de médecine de Philadelphie, du 26 février 1898 («Poussières de sang ou Hémokonies de Müller »).

C’est à l'automne de 1896, à Vienne, que ces recherches furent faites sur de nombreux sujets dont tous présentèrent des hémokonies dans leur sang.

Suit une analyse des travaux de Müller.

Nicholls aborde ensuite la critique des théories de Stokes et Weggefarth : il trouve que leurs affirmations sont intéressantes et solidement étayées, mais qu’elles présentent un point faible : ils n’ont en effet apporté aucune preuve convaincante de ce que les corpuscules

décrits par eux puissent se colorer par les mêmes méthodes que les granulations intra-leucocytaires, alors que les réactions colorantes des granulations des leucocytes sont à ce moment leur propriété la plus caracté-

ristique.

A la vérité, ils ont pu voir des corpuscules sembla-

bles en chauffant des préparations du même sang que celui qui avait été coloré, mais on peut leur objecter que ces corpuscules pourraient provenir de la désagré-

gation des leucocytes pendant,/les manipulations de co-

loration. |

L'auteur rappelle qu'on n’a jamais coloré les corpuscules dans le sang frais ; d’après Schreiber, avec lequel il a travaillé à Vienne, la chose serait même impossible ; c’est pour cette raison que Müller et les travailleurs viennois nient qu'il y ait une relation entre les hémokonies et les granulations leucocytaires.

Mais Nicholls dit être parvenu à cette coloration par une méthode qu'il se réserve de détailler ultérieurement : il indique cependant qu'il a employé le colorant neutrophile d'Ehrlich mélangé en petite quantité à une solution saline à 0,5 % : une goutte de réactif fut introduite sous la lamelle recouvrante d’une préparation paraffinée de sang frais. Si le mélange ne contient pas trop du colorant, les leucocytes ne sont pas désagrégés et dans des occagions favorables les plus grosses granulations libres prennent le rouge pourpre de la fuchsine acide, pendant que les plus petites prennent une teinte gris-neutre. Les granulations renfermées respectivement dans les leucocytes éosino et neutrophiles se colorent de façon correspondante.

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