VO R
preuve, ce qui est sans inconvénient pour les malades ; le nombre d'observations est trop restreint pour en tirer un jugement certain, mais on peut cependant conclure encore ici à l'apparition, parfois au plus haut degré, d'ultra-particules dans le sang des gens normaux ; pour les malades les expériences ne sont pas assez nombreuses : malgré cela Neumann croit que l'observation des ultra-particules peut être le point de départ d’une nouvelle méthode clinique et il cite encore 3 cas à l'appui de cette opinion :
1# cas : Bonne de 27 ans, bien nourrie, aucune autre affection qu’une arthrite chronique de l'articulation de l'épaule gauche. 4 à
Examen du Ssang : À jeun, rien.
3/4 d'heure après ingestion de 10 gr. de beurre, rien.
1 h. & après ingestion de 10 gr. de beurre, abondamment.
2 h. 1/4 après ingestion de 10 gr. de beurre, en masse.
2° CAS : Sujet de 25 ans, malade depuis 2 mois à la suite d’un empoisonnement ayant amené un rétrécissement de l’œsophage et une obstruction du pylore. Bien que les aliments fussent rejetés, on parvint à faire ingérer avec succès 10 gr. de beurre la veille de l'opération.
Examen du sang : 1 h. 1/4 après le repas d’épreuve, rien.
2 h. 4 après le repas d’épreuve, rien.
3 h. + après le repas d'épreuve, presque rien.
On fit une gastro-entérostomie et l’ingestion de 10 gr. de beurre une semaine plus tard montra :
Examen du sang : 1 h. 4 après le repas d'épreuve, relativement beaucoup.
2 h. 4 après le repas d’épreuve, en massæ.
3° cas : Malade chez lequel on soupçonnait un carcinôme de
Ve nD ces
l'intestin : la laparotomie exploratrice permit de constater un
estomac normal et peu de modification des organes abdomi-
naux.
Dix jours plus tard se déclare un ictère intense : on fait in-
gérer 10 gr. de beurre.
Examen du sang : 1 h. 4 après le repas d'épreuve, rien. 2 h. 4 après le repas d’épreuve, rien.
3 heures après le repas d'épreuve, rien.
Sans insister sur l’étiologie de l’ictère, il s’agit ici d’un ma-
Jade dont l'estomac est sain, mais dont la digestion intestina-
le est rendue pathologique par trouble ou manque d’afflux biliaire.
Ces deux derniers cas, qui portent sur des troubles importants, donnent une nouvelle et intéressante indication pour des expériences ultérieures : on doit vrai- ‘semblablement pouvoir arriver à mettre en évidence les troubles de la motilité stomacale et ceux de l'absorption des graisses par l’abaissement du nombre ou le retard de l'apparition des ultra-particules.
L'auteur avoue que le petit nombre de ses expériences ne permet pas de donner un résultat précis d’ensemble, mais elles lui paraissent assez concluantes pour pouvoir être publiées et pour ouvrir la voie à de nouvelles études plus étendues.
Il termine en citant quelques recherches faites sur 18 nourrissons : le premier repas avait lieu à 4 h. du malin avec du thé pour que les enfants fussent à jeun au commencement de l'expérience ; à 8 h. avait lieu l'examen du sang, puis on donnait du lait et on examinait de nouveau le sang d'heure en heure
Ei