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Chez 9 à tube digestif sain, en 2 heures, 7 avaient atteint le degré « riche » d'hémokonies, 1 était resté au degré « moyen », 1 n'ayant reçu que du lait maigre ne présentait rien.
Chez 5 présentant des troubles intestinaux, 4 ne présenaient rien au bout de 2 heures, une trace après 3 heures ; 1 en présentait au bout de 2 heures « en masse ».
Chez 4 prématurés : 1 en présentait relativement beaucoup au bout de 2 heures ; 3 n’en présentaient 2 heures après presqu'aucune (peut-être à cause de la petite quantité de nourriture ingérée).
Les recherches ultra-microscopiques sur le sang promettent donc d’être importantes pour la pathologie in- testinale.
Wiener. — En juin 1908, le docteur E. Wiener fit paraître, également dans la Wiener Klin. Wochenschrift, une communication sur des corpuscules de diverses grosseurs qu'il découvrit à l’occasion d'un examen ultramicroscopique du sperme d’un malade atteint de spermatorrhée et qu'il retrouva de façon constante et en nombre plus ou moins grand chez l’homme et le chien.
Par analogies avec les hémokonies du sang et les lactokonies du lait il les nomma « Spermakonies ».1
En centrifugeant, les spermatozoïdes se déposent et on met ainsi en évidence les spermakonies sous forme de petites sphères d’un gris mat ou de corpuscules clairs en forme de boule ou irrégulièrement ronds, plus ou moins grands.
En mélangeant de l’éther au sperme, leur nombre se réduit, par l'acide acétique à,1 % ou par le réactif d'Es-
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bach ils s'agelomèrent en partie et il s'ensuit une augmentation considérable et immédiate des cristaux, qu'on trouve beaucoup plus rares dans le sperme normal : la bile de bœuf fraîche et stérile tue de suite les spermatozoïdes et coagule les spermakonies.
Outre ces spermakonies, on observe des siens isolés, minces, mobiles, recourbés de façon variable et pourvus en général d’une petite tête : ils sont semblables à ceux qu'Arning vit dans le sang et que Nuttal et Graham Smith déclarèrent provenir des globules rouges sous l'influence de la chaleur. En étendant ses recherches, l’auteur dit avoir retrouvé ces filaments par deux fois dans le sang de l’homme sain, sans emploi de moyen spécial.
Wiener parle ensuite des hémokonies qui lui apparurent-sous des aspects variables : chez certains individus leur nombre, le matin avant toute ingestion de nourriture, était au maximum et dans un de ces cas elles ne diminuèrent que peu dans le courant de la journée ; chez d’autres elles étaient en petit nombre le matin, augmentaient à la fin de l’après-midi et arrivaient à leur maximum le soir après le souper.
L'alimentation grasse, dont le rôle est prépondérant pour Neumann, paraît sans importance à Wiener qui cite deux cas de sujets en bonne santé chez lesquels, pendant 8 jours d'observation, le nombre des hémokonies resta petit alors que la nourriture avait été parfaitement suffisante et régulière.
D'après l’auteur, en traitant le sang soit par l’éther, soit par l'acide acétique étendu, soit par le réactif