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- d'Esbach, soit par l’eau distillée, le nombre des hé
mokonies diminue.
La conclusion de Wiener est que les hémokonies, comme les spermakonies, ne semblent pas être des formations unitaires. Les hémokonies seraient constituées dans un rapport variable d'éléments solubles dans l’éther, dans l’eau, dans Les acides.
RÉPONSE DE NEUMANN A WiENER. — Dans la même revue, en juillet 1908, Neumann s'élève contre les assertions de son contradicteur touchant le peu d’importance de l'alimentation grasse dans l’augmentation de nombre des hémokonies, comme contre celles relatives à l’origine de ces ultra-particules.
Neumann reproche à Wiener de ne pas donner d’éclaircissements sur l’ordre de ses recherches et sur ses expériences, sur les repas et notamment sur le souper du soir qui a précédé son jour d'observation ainsi que sur le temps que Le sujet est resté sans manger auparavant ; il lui oppose le nombre assez considérable de ses expériences à lui et les faits qu'il a prouvés, à savoir l’absence d’hémokonies après un jeûne de 12 à 0 h., leur augmentation considérable 1 h. 5 à 2 h. après l’ingestion de 20 gr. de beurre, leur disparition après adjonction d’éther, la non-augmeritation de ces ulira-particules quand on remplace le beurre par des hydrates de carbone ou des albuminoïdes.
L'auteur expose ensuite qu’il a procédé à de nombreuses expériences sur des souris, , des chats, des cobayes et des lapins : qu’en nourrissant ces deux derniè-
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res espèces avec de l'herbe, les deux premières avec des hydrates de carbone et des albuminoïdes, il n'observa presque pas d'hémokonies, tandis qu’une nourriture riche en graisse en faisait apparaître, à peu près dans les mêmes délais que chez l'homme, une véritable «inondation » qui disparaissait ensuite avec la cessation de l'alimentation grasse ; ce dernier fait se produit
‘aussi chez les humains et d'autant plus tôt que la grais-
se est donnée en moindre quantité.
Neumann conclut done à nouveau à la nature graisseuse de ces ultra-particules, tout au moins en majeure partie : s’il y en a dont la nature est autre, elles ne jouent aucun rôle et leur nombre est restreint, ainsi que le prouve l’image du sang prélevé à jeun.
Les recherches de Wiener incitent l'auteur à parler de deux autres formes de particules dont il ne peut, ditil, affirmer sûrement l'existence et qu'il n’a encore trouvé décrites nulle part :
— Quand on examine les bords d’une préparation de sang prélevé chez un sujet à jeun, on remarque à des places limitées un grand nombre de petites particules qui se distinguent des vraies hémokonies (provenant d'une nourriture graisseuse) par leur taille et leur éclat; elles n'existent qu’à la périphérie, sous une très petite étendue et un œil même peu exercé ne peut les confondre avec des particules de graisse.
Il semble qu'on ait affaire ici à un dépôt du plasma sous l'influence de l'air atmosphérique, dépôt très différent des particules de graisse, l'aspect et la situation
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