‹ Étude sur les hémokoniesChapitre 21 sur 47 · TR RE · texte numérisé non relu

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à la périphérie, alors que tout le reste en est indemne, étant caractéristiques.

— On peut aussi observer d’autres ultra-particules dans une préparation de sang qu'on a laissé vieillir de 4h à 28 h. : dans les parties qui ne sont pas sèches on remarque une grande quantité de petits corpuscules animés de mouvements moléculaires, réunis en masses si compactes par endroits qu'on ne voit pas de plasma entre eux : ces amas denses se présentent comme des surfaces scintillantes d'extension plus ou moins grande, ils sont nettement séparés de ce qui les entoure par de la fibrine. :

Cés corpuscules doivent aussi provenir du plasma par précipitation.

Cette dernière catégorie de particules n'apparaissant pas dans les préparations fraîches, l’autre n’apparaissant que dans des parties circonscrites au bord de la préparation, alors que le plus grand nombre des hémokonies apparaît après une nourriture riche en graisse, on peut admettre que les deux catégories de particules ‘qui viennent d’être décrites n’ont aucune analogie avec les hémokonies de Müller, ce que confirment d’ailleurs des expériences ultérieures.

Donc quand Wiener piélend avoir trouvé dans le sang de certains sujets des ultra-particules en grand nombre le matin, cela peut tenir à différentes circons- fances : on en trouve, en effet, proportionnellement beaucoup le matin dansile sang quand la veille au soir le sujet a absorbé un repas riche en graisse et de plus

Y \ PESTE les malades atteints de troubles de l'estomac ou de l’intestin ne se comportent pas comme les sujets sains. Mais, répète Neumann en terminant, à l'état normal

le sang du sujet à jeun ne présente presque pas d'ul--

tra-particules, celles-ci apparaissant au contraire nombreuses dans le sang 1 h. ou 2 h. après l'absorption d'aliments riches en graisse.

Comannon. — Dans sa thèse relative à la recherche et à l'étude des spirochètes par l’ultra-microscope (1909), le Docteur J. Comandon a rapidement abordé la question des hémokonies. Il les a retrouvées dans tous les sangs examinés, en quantité variable suivant les individus et les instants et a constaté que leur nombre augmentait dans le sang conservé un certain temps : tout en réservant l’origine spéciale des corpus cules observés tout au début, il explique cette augmentation par la mise en liberté, à la suite de rupture ou d’écrasement, des granulations des polynucléaires.

Après une revue succincte de travaux divers sur ce sujet et des expériences de Neumann, l’auteur dit avoir lui-même constaté que les rats nourris de matières grasses présentaient dans leur plasma des quantités considérables d’hémokonies, qu’au contraire ceux alimentés au pain et à l’eau n’en avaient que de très rares.

Le Docteur Comandon paraît se ranger à l'opinion d'Hayem et croire que la plupart de ces granulations sont graisseuses, quelques-unes étant d’origine protéique : il signale l’intéressante hypothèse d’une phagocytose, d’un stade de digestion des graisses par les globu-

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