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ture même mélangée et peu riche en graisse ; il ne les à pas trouvé complètement absentes même chez des malades à un haut degré d'inanition (carcinôme de l'æœsophage par ex.) et chez les fébricitants à température élevée il ne les a jamais trouvé abondantes mais en général extrêmement restreintes en nombre.
Ileite un cas intéressant d’ulcère de l’estomac où les granulations manquaient presque totalement dans le sang malgré l’ingestion abondante de lait, alors que chez d’autres malades celte ingestion provoquait leur apparition constante et en grand nombre. Quant au cas de l’addisonien dont il à été question au début el qui prenait du lait en abondance, son sang examiné après sa sortie de l'hôpital ne présentait qu’une petite quantité de granulations.
L'auteur ne tire pas de conclusion de ces faits, mais ils lui paraissent propres à inciter à de nouvelles recherches qui, grâce à la simplicité de la méthode d'observation, doivent faire voir si cet examen peut ou non servir à la clinique.
Mais il faut que les chercheurs aient une connaïissance parfaite des formes en question à cause des données de Kahane (Apparition de parasites dans le sang et les cellules ulcéreuses des carcinomateux, Centralblatt für Bakteriol, 1894, tome XV, n° 12).
Kahane, dans plusieurs travaux importants, a parlé de parasites de forme amibienne (micramibe) se trouvant dans le sang des tissus et de la pulpe du doigt des carcinomateux : il décrit de petits corpuscules animés d'un mouvement spontané très vif qui ne peut s'expli-
quer que par la possession d'organes moteurs particuliers en forme de fouet ou de cils. La description d’une catégorie de ces parasites, petites formes ayant r p et moins, ronds, fortement réfringents, de structure homogène; très mobiles, tournant en essaim autour des globules rouges du sang, ressemble de Aaçon frappante à celle de Müller au sujet des granulations : une connaissance approfondie de ces dernières est donc nécessaire.
D'autres travaux traiteront de plus près les questions de l’organisation intime des corpuscules et surtout de leur valeur clinique et diagnostique : en particulier il serait temps de soumettre à un examen plus approfondi les données peu satisfaisantes, incertaines et contradictoires sur la lipémie et sur la présence souvent observée de particules de graisse dans le sang des alcooliques, des diabétiques, des néphrétiques et autres.
Il serait intéressant également de rechercher ces corpuscules chez divers malades de l'estomac et de l’intesün et chez ceux qui présentent des anomalies de conslitution, en se plaçant aux mêmes points de vue que dans l'étude de Ia leucocytose de digestion dans les maladies d'estomac.
Enfin Müller termine en exposant que, comme pour ces particules le nom qui conviendrait le mieux et qui
serait « granulations du sang » ne peut être accepté
parce que sous les noms de « granulations » de « formation granulaire », etc... on a décrit toutes sortes
d'éléments du sang et en particulier les plaquettes et
leurs produits de désagrégation, il propose pour les for-
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