LIA
:/ ulaud. eiJfotUf'laj -^^ÇJ'
^'cj- Jlonilatij:. d 'Irclpriietit . ,rL. AAA// .
HOPITAL FLOTTANT "CASTALiA'
JJles'ciào'v ,
JdamMUep ..yii^'
Jjulaadeè Haiw
.Dej" Bc!jahxu.x. d'I.ro7.en7.p/it ., J^C
Jiulaiidei.Haiiçflas nq0-
JJgj- Hq/iAau^ d^Irolente/it . M .XXKIU.
HOPITAL FLOTTANT "CASTALÎA"
.TUiiL-.
.^^dct/n MilleJ'. v>W''^
Salaud eàJJ.HoQ'q^
Pi
^(•<f^Sb«tf
jv non'itmu^ d-Ldi.Rxxm.
tnHjiôr M»e«7U£^
liai
fnTl^i Ml
d'examen. Dans l'entrepont se trouvent aménagées cinq grandes salles de 22™ de longueur sur 12'" de largeur et ayant chacune six grandes ouvertures latérales et des claires-voies permettant à la lumière d'y pénétrer aisément, Nous remarquons cependant que ces salles sont très basses de plafond (2"i 50) comme nous l'avions déjà noté plus haut pour V Atlas.
Chaque salle est pourvue de cabinets d'aisances indépendants et de salles de bains.
A l'arrière du bâtiment on a réservé une salle d'isolement pouvant contenir six lits.
On pénètre ensuite par deux larges escaliers aux salles inférieures, lesquelles ont été spécialement aménagées pour recevoir des varioleux et qui présentent au point de vue de l'hygiène les meilleures conditions qui aient pu être obtenues à bord d'un bâtiment.
Ces salles, au nombre de cinq comme à l'étage supérieur, sont constituées par des pavillons isolés pouvant être comparés à de petites habitations ; le cubage d'air est ici très considérable. Chaque pavillon est terminé, à sa partie supérieure, par une cheminée d'appel coiffée d'un ventilateur spécial empêchant le refoulement de l'air extérieur. Cette cheminée sert à la fois pour les salles du pont et de l'entrepont.
Les anciennes machines à vapeur ont été utilisées pour le chauffage des salles.
Ce chauffage consiste en un réseau de conduits, circulant autour de chaque salle, entourés d'un manchon, lequel étant en communication par des prises d'air avec l'air extérieur, sert lui-même de ventilateur.
A côté des pavillons du pont se trouvent encore deux salles d'isolement. Ces salles sont surtout destinées aux malades atteints d'affections intercurrentes.
Jusqu'au jour de notre seconde visite (juillet 1885) on avait reçu 9,999 malades, en comptant toutes les admissions depuis le 9 février 18S4. Sur ce nombre 599 décès avaient été enregistrés, soit une moyenne de 6 r» environ. Cette moyenne parle hautement en faveur du système, car il ne faut pas oublier que si, au début, le Castal'.a fut surtout destiné à hospitaliser les convalescents évacués des établissements de Londres, on ne tarda pas à y recevoir également des cas aigus.
LuTAUD et HoGG, hôpifaux (^isolement, 5.
66 ÊTUBE SUR LES HOPITAUX d'iSOLEMENT.
afin de permettre aux établissements métropolitains de rester dans les limites fixées par l'administration supérieure, qui avait interdit la présence déplus de 50 varioleux par hôpital urbain. Le conseil a tenu àrester toujours en deçà de ce chiffre, ne retenant que les cas extrêmement graves et qui n'auraient pu être transportés sans danger. Lesprécautionsontété heureusement prises et les pronostics parfaitement exacts, puisque le D^" Philipps, médecin des transports à vapeur, qui a fait le service depuis son ouverture, n'a jamais eu un seul accident.
A bord, le personnel a peu souffert de la contagion : nous avons noté les seuls quatre cas qui se soient produits, en 1884, tous suivis de guérison.
J. F., infirmier, entré le 23 avril : vacciné le jour même sans succès.
Malade le 26 mai : éruption le 28.
E, W., homme de peine : entré le 29 mai, vacciné le jour même sans succès. Malade le 8 juin : éruption confluente le
Mme A. G-., infirmière : entrée le 7 juillet, vaccinée les 8 et 15 juillet, sans succès : quelques symptômes d'éruption très discrète le 15.
Gr. W., homme de peine : vient à bord de VEndymion solliciter un emploi le 21 octobre : entré le 24, vacciné le jour même çans succès et avec succès le 31. Malade le 3 novembre, éruption le 5 : variole très bénigne (confluente modifiée) .
Désinfection du 'personnel.
Des précautions minutieuses sont prises pour la désinfection du personnel envoyé en congé ; un bâtiment spécial a été installé sur la rive, et c'est là que sont déposés les vêtements de rechange. Avant de se rendre en ville, il est prescrit de prendre un bain et de quitter tout objet d'habillement qui aurait été porté pendant le service. La disposition des salles à la suite les unes des autres permet d'entrer d'abord dans une chambre, que nous désignerons par la lettre A, pour se déshabiller ; après avoir pris un bain dans la salle B, on pénètre en C, où une surveillante a placé les effets contenus dans
Lutcaidet H.Hq^.
lù
DejEojiiinux d 'M^Kfi
CO
fi
les placards D, réservé à chacun des membres du personnel. La sortie s'opère par la porte E, à l'extrémité opposée du bâtiment ouest située l'entréeF; au retour, l'ordre inverse est suivi.
Les malades à bord paraissent se trouver dans d'aussi bonnes conditions que le permet leur situation. Nous en avons in ■ terrogé plusieurs à l'écart et tous ont été unanimes à reconnaître les soins et le confort dont ils étaient entourés. Ils acceptent volontiers l'espèce d'incarcération qu'ils subissent, heureux de se soustraire à la vue de tous dans l'état parfaitement repoussant où ils se voient. En fait, il est difficile d'imaginer créatures plus défigurées que ces varioleux à la face bouffie et pustuleuse avec lesquels nous avons fait le voyage de Londres à Long-Reach et au milieu desquels nous avons pour ainsi dire vécu pendant trois semaines. Nous voudrions que ce tableau put être mis sous les yeux du public ; à coup sûr, la pratique des revaccinations serait considérablement plus généralisée.
Certainement depuis l'épidémie si meurtrière de 1870 cette maladie estrelativemeut rare à Paris: elle a pourtant déterminé en 18831a mort de 20 malades sur 100,000 habitants et de 77 dans le quartier des Quinze- Vingt où se trouvent, il est vrai, deux grands hôpitaux. Dans les hôpitaux militaires, grâce au soin que l'on apporte aux revaccinations dans l'armée, la variole et la varioloïde se montrent exceptionnellement: on n'a constaté, sur 2.973 malades par affections épidémiques entrés en 1882 que 34 cas et 8 seulement en 1883: notons qu'ils ont tous été suivis de guérison.
En quittant les hôpitaux flottants, nous nous rendons à terre pour monter dans la voiture qui doit nous mener au Camp de Darenth. C'est la route que suivent les convalescents qu'on y envoie du Castalia et de l'Atlas, etoù ils demeurent jusqu'à ce que tout danger de contagion ait disparu et que leur guérison soit complète. Nous en donnons la description au chapitre suivant.
Régime des maladesi
Voici^ à titre de document, le régime des malades à bord des hôpitaux flottants, sous réserve, bien entendu, des ordres du personnel médical :
Aliments Hommes Femmes Enfants au-dessous
de lo ans
Pain 500 gr. 500 gr. 400 gr.
Viande 230 gr. 200 gr. 180 gr.
Pommes de terre 400 gr. 400 gr. 180 gr.
Sucre 33 gr. 33 gr. —
Beurre S3 gr. 33 gr. 33 gr.
Confitures 66 gr. 66 gr. 66 gr.
Pudding 130 gr. 130 gr. i:iO gr.
Pudding au riz (riz 60 gr., un œuf, lait 200 gr.) une portion id., id.
De plus lesmalades reçoivent du thé, de la limonade, etc., mais très peu de boissons alcooliques : les médecins traitants, et particulièrement le D'Birwood, sont formellement d'avis que dans le traitement de la variole aiguë, ceux-ci sont absolument contre-indiqués.
HÔPITi^.L FLOTTANT DU TORT DE TYNE.
Il nous paraît utile de mentionner, à la suite des hôpitaux flottants de Londres, un petit établissement du môme genre que nous avons observé à Tyne et qui peut servir de modèle pour les villes maritimes qui veulent disposer de vieux bâtiments.
La ville de ïyne utilise depuis 13 ans la coque d'un navire déclassé, autrefois bâtiment de transport à vapeur, où est étabh un hôpital flottant. Sur le pont principal, on a élevé une construction en bois, à doubles parois, recouvert d'un toit en bois doublé de zinc. On y trouve deux salles ayant chacune six lits et mesurant ô'^ôO de longueur sur V" de largeur. Le plafond se confond avec le toit à une hauteur de 4'n50, donnant ainsi à chaque salle 220 mètres cubes. Ces salles s'ouvrent l'une sur l'autre, mais peuvent, au besoin, être complètement séparées en fermant une porte entourée de bourrelets en gomme élastique. Les deux salles ont des entrées séparées donnant sur le pont principal. Elles sont toutes deux pourvues de six fenêtres à châssis s'ouvrant de haut en bas : il y en a trois de chaque côté. Un courant d'air est ainsi ménagé et un appareil ventilateur placé sur le toit apporte aussi son contingent d'air. Les salles sont chauffées par des poêles placés
Littaiixiël I/Mo^g*
Dar nq/uJaiu: cl ^Irol^/X^i.
dF
-LiiJ
^1 TTH"
B-rl!
•TTTTT
fflfft
il!
•rnîi-rrrf
.ilLllLLJ,!!;
JiiUjiil,
ES
Lli.L
V Vj--. »i- ^ '^. "--tj
^ pq \:v R; i=o K\tr^-f4 S*^, î
IjLÏ
lu
hz:
CD
au centre, et pourvus d'un appareil pour l'eau chaude et l'eau froide. Il y a une baignoire mobile, des cabinets d'aisances, des lavoirs bien ventilés et séparés des salles par un vestibule ventilé de façon à établir un courant. d'air. La provision d'eau pour les cabinets est fournie par un réservoir alimenté par la rivière au moyen d'une pompe établie sur le pont. Les salles sont proprement et confortablement aménagées et meublées. A un bout du vaisseau il y a une chambre pour une infirmière de jour, communiquant avec une des salles par un passage couvert. Un cabinet d'aisances pour les infirmières, et une salle mortuaire sont également établis sur le pont principal.
Plus bas, au centre du navire, on a aménagé une cuisine avec tous les accessoires nécessaires, plus un appareil à eau chaude. A l'avant, se trouvent une salle à manger pour les infirmières, et une chambre à coucher pour le gardien du vaisseau. A l'arrière, deux chambres à coucher pour les infirmières, une paneterie, un vestiaire, etc.
Une seconde coque de navire, plus petite que celle sur laquelle est construit l'hôpital, est amarrée le long du premier : la communication est établie au moyen d'une galerie. C'est sur ce dernier que l'on a installé une buanderie et une blanchisserie : dans ce local, un appareil en fer est approprié aux opérations de désinfection. II peut être chauffé à un certain degré et on y brûle toujours du soufre quand des vêtements ou d'autres objets doivent y être traités.
Un réservoir pour l'eau de pluie est placé sur ce ponton avec une pompe permettant de fournir de l'eau à la chaudière ou à l'hôpital. Un bateau spécial approvisionne l'hôpital flottant d'eau fraîche.
Les cas suivants ont été admis pendant une période allant de 1877 à 1879 :
Fièvre typhoïde 2 2 G
Autres fièvres continues.. » 3 »
Variole 1 2 3
Total 3 7 9
Dans une seule circonstance, tous les lits furent occupés; c'était au printemps de 1875, quand la fièvre typhoïde sévissait à
bord du remorqueur « Wellesly s. Seize malades y furent en même temps soignés.
Un gardien et sa femme résident en permanence à l'hôpital. Le gardien reçoit 26 francs 25 par semaine ; il a la charge générale de l'hôpital, approvisionnements, etc.
Quand des infectieux sont à bord, il lui est enjoint de changer d'habits avant d'aller à terre. Sa femme sert d'infirmière et touche 15 francs par semaine.
Quand il y a des malades, une servante sert d'aide. On alloue alors en plus 5 francs par semaine pour l'infirmière et 1 fr. 85 par jour comme argent de bord à tous ceux que sont sur le vaisseau.
Le contrôle administratif de l'hôpital est confié au médecin sanitaire {médical officer) qui est également le médecin traitant. Ce service faitpartie de ses fonctions. La municipalité perçoit une somme de 3 fr. 75 par jour et par malade.
De petites difficultés s'élèvent quelquefois en ce qui concerne l'administration de cet hôpital. Le gardien du navire a parfois été empêché d'aller à terre pendant plusieurs jours consécutifs par suite du mauvais temps. Heureusement, il n'y avait pas de malades abord. Une autre fois, le médecin dutavoir recours à un bateau à vapeur pour pouvoir aller visiter un malade en traitement.