‹ Étude sur les idées religieuses et morales d'EschyleChapitre 26 sur 32 · ONE · texte numérisé non relu

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tion (1), cela ne sert à rien. Le meurtre d’un proche ne s’expie que par la mort. C’est un sang sacré, protégé par les lois éternelles, px déucroy (2). (est à ces meurtres de famille que le chœur des Choéphores fait allusion lorsqu'il dit que le sang appelle le sang. C’est là une loi, dit-il (3). C’est encore de celui qui verse le sang défendu que le poète dit : «Les dieux n’écoutent pas les prières du meurtrier (4); » «que la divinité se rit du meurtrier lorsqu'il il est dans le malheur (5). » Voilà pour le meurtre. L’adultère, ia violation des droits de l'hospitalité, le mépris des parents, ce sont là encore des crimes qui attirent un chàüment terrible, une ruine inévitable. La désohéissance de Laius et l’impiété de ses petits fils attirent les malheurs de cette famille (6).

L'adultère et le mépris des droits de l'hospitalité entrainent le désastre des Priamides (7). En un mot, sont inexpiables et punis d’aveuglement divin les crimes qui constituent une violation flagrante des lois éternelles. Comment pouvait-il en être autrement dans la pensée de notre auteur? L’harmonie universelle doit subsister. Les dieux, d’après leur essence, leur nature, ne peuvent se soustraire au devoir de châtier le réfractaire. Des dieux qui se laisseraient prendre de pitié pour le criminel et qui n’appliqueraient pas la loi dans toute sa rigueur, c’est là une conception qu'Eschyle ne pourrait pas plus imaginer

(1) Eum., 280-286, cf. Eur. Iph. en Taur., 917-929. (2) Sept Th., 694.

(3) V. 400 et sqq.

(4) Ag., 396.

(5) Eum., 560.

(6) Sept Th., 749 et sqq.

(7) Agam., 196 ; Choéph., 935.

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