‹ Etude sur les infections chez le prématuréChapitre 12 sur 44 · LOUE · texte numérisé non relu

LOUE

Après le dixième jour, M. Budin a recours, pour calculer la quantité de lait nécessaire aux débiles, au procédé suivant : il supprime le dernier chiffre du poids de l'enfant et multiplie le nombre restant par 2.

« Soit, par exemple, un enfant du poids de 2,000 grammes ; on supprime le dernier zéro, il reste 200 ; on multiplie ce chiffre par 2 et on a 400 grammes quiest à peu près la quantité de lait qu'on doit donner à cet enfant de 2 kilog. Je dis « à peu près », car, en réalité, il faut habituellement faire prendre un peu plus et ajouter de 20 à 40 grammes. »

Nous avons vérifié l'exactitude de ce procédé sur toutes nos courbes, et nous devons dire que nous l’avons trouvée très réelle.

On remarquera que ces quantités de lait diffèrent relativement peu de celles que prennent les enfants à terme. Cela n’a rien qui puisse nous surprendre si l’on considère que le prématuré doit fournir à son organisme les éléments nécessaires non seulement à l'entretien, au renouvellement et à accroissement de ses cellules, mais encore à la production d’une somme de calorique assez considérable. Il trouve heureusement dans le lait maternel tous ces éléments réunis, que ce soient des matériaux albuminoïdes pour le développement de ses tissus, ou des graisses, merveil-

(1) Bupin, Le Nourrisson, p. 38.

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