‹ Etude sur les infections chez le prématuréChapitre 15 sur 44 · C. — La respiration · texte numérisé non relu

C. — La respiration

Billard définissait la faiblesse congénitale « l'établissement incomplet de la respiration ». C'est en effet de l’acte respiratoire, nous pourrions presque dire de la première inspiration, que va dépendre, en grande partie, l'avenir du prématuré.

Que se passe-t-il, le plus habituellement, à la naissance ? le prématuré, comme tout nouveau-né, éprouvant le besoin de respirer, fait une inspiration, mais sa puissance musculaire est faible et les muscles préposés au jeu de cette fonction ne sont pas encore assez développés pour soulever les côtes et dilater la poitrine ; aussi l’air ne pénètre-t-il en certains points que dans les grosses bronches, tandis que bien des petites bronchioles ne sont pas dilatées ; une grande partie du poumon continue alors à rester dans l’état fœtal. Aussi les échanges respiratoires sontils insuffisants, ce qui constitue une nouvelle cause de faiblesse pour le prématuré.

Lorsqu'on surveille attentivement la respiration d’un enfant né avant terme, on peut constater qu’elle est faible, peu sensible; «le thorax, dit Guéniot, pour ainsi dire immobilisé, ne présente que très imparfaitement ces alternatives d’élévation et d’affaissement qui rendent la respiration si manifeste chez l’enfant robuste. Aussi faut-il souvent une réelle attention pour ne point la croire suspendue, et, ajoute-t-il, plus d’une fois jai constaté à cet égard des méprises qui auraient pu devenir promptement fatales ». L'enfant né aux environs du sixième mois, respire quelquefois, en effet, pendant plusieurs heures et

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