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organes dont elle arrête le développement. De là l’origine de malformations et de monstruosités d'origine toxique ou toxiinfectieuse (1). S'il a échappé à la mort et aux malformations, l'enfant nait vivant, mais, le plus souvent, d’une façon prématurée, sain en apparence, mais produit taré, dont les cellules sont incapables de se développer et de se reproduire normalement, et qui, dès sa naissance, va étre la proie des microorganismes contre lesquels il sera dans l'impossibilité de lutter et de se défendre.
Dans les cas d'intoxication fœtale, il y a lieu de faire une différence entre les intoxications aigües et les intoxications chroniques. S
Les premières agissent quelquefois sur les cellules d’une façon un peu brutale, mais leur action ne se prolonge guère au delà de la vie utérine : c’est ce qui se passe pour les maladies ou les intoxications aigües provoquant l'expulsion du fœtus ; il semble que les cellules aient ici reçu une couche toute superficielle d’une teinture claire et brillante, mais peu tenace.
Les secondes ont une action moins rapide, peut-être, mais plus pénétrante, analogue à celle des intoxications ovulaires : cette fois les éléments cellulaires ont baigné dans la matière colorante pendant toute la durée de la gestation, et ils en sont imprégnés pour l'existence. :
De l'influence exercée "par les maladies des parents sur leurs énfants, il faut retenir les faits suivants, qui, pour nous, sont particulièrement intéressants :
(1) « Il apparaît comme très probable que l'endocardite fœtale, qui est la cause la plus commune, sinon la seule, des malformations cardiaques, résulte d'une infection microbienne transmise au fœtus par la mère à travers le placenta. Certaines formes d’atrophie cérébrale congénitale résultent probablement d’encéphalites fœtales qui ont peut-être une origine analogue. Le myxœdème congénital tient à une atrophie congénitale du corps thyroïde ; cette glande n’a-t-elle pu être lésée et atrophiée, durant la vie intra-utérire, par une infection du fœtus? Une infection fœtale qui netue pas le produit de conception, qui lelaïisse vivre, ne peut-elle. pas, quelquefois, lésér plus ou moins sérieusement d’autres organes, le foie, la rate, le thymus par
exemple, dont l'intégrité importe peut-être à la perfection du développement ? » (Marran. Les sources de l'infection chez le nouveau-né. Arch. de tocologie, 1895.